Henryk Sienkiewicz,
Quo vadis
(s. d. (avant 1936))
“ Lygie n’est pas Eunice. Mais leur différence m’apparaît tout autre qu’à toi. L’amour a modifié ton odorat et tu préfères aujourd’hui les violettes à la verveine. Moi, il m’a transformé l’âme. Et, malgré ma misère et ma passion, je préfère que Lygie soit ce qu’elle est et ne ressemble pas aux autres femmes. Pétrone haussa les épaules. — Alors, tu n’as pas à te plaindre. Mais moi, je ne puis le comprendre. Vinicius répondit avec chaleur : — Oui ! oui ! nous ne pouvons plus nous comprendre. Un silence suivit. — Que le Hadès engloutisse tous les chrétiens ! — s’exclama Pétrone. ”

