Jean-François Bareille, Émilia Paula. Tome 1 (1854)
“ Ma soeur, allons parler au père. —L'oserai-je? Le puis-je même en ce moment? L'empereur ! Tygillin ! Comment éviter leurs regards et se dérober à leur vengeance? Infortunée que je suis ! Seule, je ne puis rien, et si j'accepte de généreux secours, je livre mes protecteurs à la mort qui me menace. Ah ! cette pensée, je ne puis la souffrir. Je saurai mourir, Noémi; la mort est-elle donc une chose si repoussante pour qui la vie n'est qu'un tourment ? Mais envelopper dans ma perte ceux qui n'ont eu d'autre tort que de s'intéresser à mon malheur, noiî, jamais ! ”
