“ Elle est si artistement soutenue, que le moindre vent l’agite, et pour peu que l’air soit seulement un peu vif, elle rend en tremblant et en grinçant sur son support, un son particulier qui ne manque pas de charme, et qui m’expliquerait assez la voix mystérieuse de l’idole de Memnon au lever du soleil, c’est-à-dire aux premières brises de l’aube. ”
Memnon
Définition et enjeux
Citations sur “Memnon”
Philostrate de Lemnos, Une galerie antique de soixante-quatre tableaux
“ Et l’on ne dirait point que Memnon fut noir, car sa figure, quoique d’un noir intense, laisse deviner je ne sais quelle fleur de jeunesse. Des déesses se montrent dans les airs ; l’Aurore, se lamentant sur la perte de son fils, voile l’éclat du Soleil et prie la nuit de répandre, avant le temps, ses ombres sur l’armée afin qu’il lui soit possible, Jupiter consentant au larcin, de dérober le cadavre de son fils. Et regarde, le corps a été enlevé ; on aperçoit Memnon sur les confins du tableau. Où donc ? en quel lieu de la terre ? Le tombeau de Memnon n’est nulle part ”
Giovanni Battista Belzoni,
Voyages en Égypte et en Nubie
“ Ne pourrait-on pas croire que le temple en question a été le vrai temple de Memnon, au lieu de celui qu’on désigne communément sous le nom de Memnonium ? Ce nom n’avait été donné aux ruines que parce qu’on supposait que la grande statue colossale, couchée à terre dans l’enceinte des ruines, était celle de Memnon ; mais on convient actuellement que la véritable statue de Memnon est celle qu’on trouve au nord des deux colosses, dans la plaine entre Medinet-Abou et le prétendu Memnonium ”
Émile Daullia, Souvenirs d'Égypte (1908)
“ Le moment est venu où, fatigués, nous crions merci ! Pour faire diversion, nous tapons sur nos ânes, et dans un élan vertigineux nous faisons voltiger la poussière au nez de l'infortuné ânier qui, haletant, galope à nos côtés. Parvenus dans la plaine, nous découvrons bientôt les monstrueux Colosses de Memnon, énormes statues de grès, d'un brun jaunâtre, déjà célèbres du temps de l'antiquité. Elles représentent Aménophis III (dit Memnon) , assis sur un trône de forme cubique, et constituent les seuls restes d'un temple disparu. ”
Stéphane Mallarmé,
Les Dieux antiques
“ Un autre héros troyen qui ressemble de près à Sarpédon, c’est Memnon (fig. 222) : comme lui, ce fils d’Éos (le matin) dont la jalousie cause la mort de la belle Procris vient d’Éthiopie, la terre étincelante. Comme lui, il est voué à une mort précoce ; et quand la lance d’Achille le perce, les larmes d’Éos tombent du ciel en rosée matinale. Éos enfin va devant Zeus, et le supplie d’évoquer Memnon de l’Hadès ; Zeus exauce sa demande : en conséquence, Memnon s’élève avec Éos dans l’Olympe, comme le soleil du pays obscur de la nuit, au matin. ”
P. Hippolyte-Boussac, Revue des Deux Mondes
“ Ayant aperçu Adrien le roi du monde, avant le lever du soleil, il le salua autant qu’il pouvait le faire. Mais, lorsque le Titan, poussant à travers les airs ses blancs coursiers, occupait la seconde mesure des heures marquée par l’ombre du cadran, Memnon rendit un son aigu comme celui d’un instrument de cuivre frappé et, plein de joie, il rendit pour la troisième fois un son. L’empereur Adrien salua Memnon autant de fois et Balbilla a écrit ces vers, composés par elle-même, qui montrent tout ce qu’elle a vu et distinctement entendu. Il a été évident pour tous que les dieux le chérissent. ”
P. Hippolyte-Boussac, Revue des Deux Mondes
“ Les poètes payèrent aussi à Memnon leur tribut d’enthousiasme. Arius, poète homérique du Musée, émerveillé du phénomène dont il est témoin, manifeste ainsi son admiration : « Grands dieux ! quel prodige étonnant frappe mes regards ! C’est quelque Dieu, l’un de ceux qui habitent le vaste ciel et qui, enfermé dans cette statue, vient de faire entendre sa voix et retient le peuple assemblé. En effet, jamais mortel ne pourrait produire un tel prodige. » ”
Frederik Ludvig Norden, Voyage d'Égypte et de Nubie. Tome 2 (1795-1798)
“ Mais c'est probablement d'après Homere que les Grecs auront donné le nom de Memnon à la statue colossale d'Aménophis en Egypte. Il est indubitable, d'après le témoignage de tous les anciens auteurs, qu'à l'époque de la guerre de Troie il existoit un héros célèbre sous le nom de Memnon, qui avoit reculé les bornes de son empire vers l'orient, avoit fondé la forteresse de Suse, et qui, étant venu secourir les Troyens, avoit péri sous leurs propres murailles par les mains d'Achille. ”
Voltaire,
Œuvres complètes de Voltaire
“ Des discours de Memnon que veux-tu que j'espère ? Il commande au palais une garde étrangère : D'alexis, en secret, est-il le confident ? Que je crains d'alexis le retour imprudent, Les desseins du sénat, des peuples le délire, Et l'orage naissant qui gronde sur l'empire ! Que je me crains surtout dans ma juste douleur ! Je consulte en tremblant le secret de mon coeur : Peut-être il me prépare un avenir terrible : Le ciel, en le formant, l'a rendu trop sensible. Si jamais alexis en ce funeste lieu, Trahissant ses serments... que vois-je ? Juste Dieu ! ”
Benjamin Sulte,
Historiettes et fantaisies
“ La statue de pierre de Memnon, que les historiens de l’antiquité ont voulu nous faire prendre pour une musicienne, n’était qu’une flûte à trois trous à côté de ces joyeux silex qui forment tout un orchestre. Je parie ma plume-fontaine que l’idole des Égyptiens n’a jamais chanté Vive la Canadienne avec un brio, un élan, un feu comparables à ces cailloux — mais aussi ce sont des pierres à feu — et elles nous viennent de la Champagne, du pied même des vignes qui nous ont transmis avec le goût du vin celui de la pierre à fusil. Dans ce monde, tout ce tient, n’est-ce pas ? ”
Victor Jeanroy-Félix, Nouvelle histoire de la littérature française sous la monarchie de juillet (1888)
“ Jusqu'ici nous avons fait à l'éloge une large part ; la critique doit exercer aussi ses droits. Dans la manière du poète on a signalé, non sans raison, de la raideur et de la pesanteur ; nous ne voyons pas assez souvent la grâce des roses de Pœstum, et nos regards sont éblouis jusqu'à la fatigue par le violent et dur rayonnement des rayons du soleil qui frappe, au matin, l'insensible statue de Memnon. ”
Joseph Méry,
La comédie des animaux : histoire naturelle en action
(1886)
“ La vie inonde à flots cette plaine immense qui est une tombe ; alors, l'oiseau vigilant, enivré de joie, se dresse sur ses ergots, tourne son bec vers l'Orient, et, posant nettement sa voix, il lance au soleil une gamme ascendante, une fusée de trilles d'or qui doit avoir servi de thème à l'hymne primitif des prêtresses des Incas ou des hiérophantes d'Héliopolis. La mélodie matinale du colosse de Memnon, tant admirée des antiques voyageurs, était le chant d'un coq égyptien perché sur la tête d'Osymandias. ”
Godefroid Kurth,
Mizraim : souvenirs d'Égypte
(1912)
“ Donc, tu n'es pas un sphinx, et partant, tu n'as pas d'énigme à nous proposer! Tu as tout au plus une légende comme ton frère Memnon, qui te fait pendant là-bas à l'autre bout de l'Egypte, et qui ne mérite pas plus son nom que toi le tien. Oh! je le sais, l'imagination humaine ne l'entend pas ainsi : elle te veut mystérieux et impénétrable, parce que cela lui donne la jouissance d'un petit frisson. ”
F.-E. Belly, La Savoie, Chambéry, Aix-les-Bains… (1868)
“ Comme le mont Athos son buste se dessine ; L'homme, qui le contemple à peine en croit ses yeux. Le soleil de sa gloire éblouit et fascine : Il n'aura pas de fils, comme il n'eut pas d'aïeux. L'Arabe de Memphis, quand du soir vient la brise, Assis sur les débris du temple de Memnon, Aux enfants du désert, que glace la surprise, Raconte encor l'effroi qu'inspirait son grand nom. ”
Auguste Barthélemy, Napoléon en Égypte, Waterloo et le fils de l'homme (1842)
“ La nature a taillés en simulacre humain. La statue colossale de Memnon, si célèbre dans la fable et l'histoire, n'est, selon les uns, qu'un monument élevé à la gloire d'Osimandias, roi de Thèbes. C'est sur le pied de ce colosse qu'est gravée la double inscription dont nous avons parlé dans notre préface, et qui a été recueillie, au mois de juillet 1827, par l'infatigable M. Taylor. La statue de Memnon fut renversée et mutilée par les soldats de Cambyse, ce grand dévastateur des monuments égyptiens. ”
Eugène Poitou, Un hiver en Égypte (1860)
“ Il y a des touristes pleins de foi qui ont encore le courage de se lever avant le jour pour aller aux pieds de Memnon, guetter l'instant où les premiers rayons du soleil viennent le frapper, dans l'espoir d'entendre ce fils harmonieux de l'Aurore saluer sa mère de ces sons mystérieux que l'antiquité a entend us avec admiration. Mais, hélas ! depuis longtemps, depuis des siècles, la statue est muette. Un des Arabes qui nous accompagnent grimpe jusque sur les genoux du colosse, et en frappant avec un caillou lui fait rendre un son qui a quelque chose de vibrant et de métallique. ”
P. Hippolyte-Boussac, Revue des Deux Mondes
“ Ce phénomène les ayant entraînés à établir un rapprochement entre Memnonia et Memnon, ils refusèrent, dès lors, malgré l’affirmation des habitans de Thèbes [19] , de voir dans cette statue l’image du pharaon Amenhotep III et prétendirent qu’elle représentait le divin Memnon, fils de Tithon et de l’Aurore, qui, tous les matins, saluait sa mère à son lever ; heureux de retrouver dans l’histoire de l’Egypte un héros de leur cycle héroïque, auquel ils attribuèrent la plupart des monumens de ce pays [20] . ”
Voltaire,
Voltaire : six conférences
(1876)
“ On a moins de sagesse et de plaisir dans le second que dans le premier, moins dans le troisième que dans le second, ainsi du reste jusqu'au dernier, où tout le monde est complètement fou. « J'ai bien peur, lui dit Memnon, que notre petit globe terraqué ne soit précisément les Petites-Maisons de l'univers! - Pas tout à fait, telle est la réponse ; mais il en approche : il faut que tout soit en sa place. » ”
Alexis Eymery, Voyages du petit André en Afrique… (1852)
“ Les principaux édifices de cette ville, la plus ancienne du monde, sont les statues colossales de Memnon, où un cheval placé à l'ombre, contre le socle de l'une des statues, n'atteint pas à la moitié de sa hauteur : un homme se promenant sur ce même socle, s'y montre dans les proportions à peu près analogues à celles d'une fourmi sur une caisse d'oranger. ”
Frederik Ludvig Norden, Voyage d'Égypte et de Nubie. Tome 2 (1795-1798)
“ L'une de celles-ci est véritablement celle de Memnon ou d'Aménophis. Voyez ci-après le passage de Bruce. Pline parle de ces deux colosses, qui étoient de basaltes : « L'un étoit le Nil; et l'autre, que Von dit (c aussi considérable que le premier, a été consacré « dans le temple de Sérapis à Thebes. On assure qu'il « représente la statue de Memnon, qui rend des sons « tous les jours quand les rayons du soleil levant cc viennent le frapper (i) ». ”
Gaston Boissier,
Revue des Deux Mondes
“ Un peu plus loin, un vieillard vénérable, la tête couverte d’un manteau, s’appuie sur un bâton. Ses yeux sont fermés, il se penche comme pour écouter quelqu’un qui l’interroge ; un air de mélancolie est répandu sur ses traits. Nous n’avons pas besoin de lire l’inscription qui le désigne pour reconnaître Tirésias, le devin aveugle. En face du vieillard et comme pour. faire contraste avec lui, Memnon, le beau Memnon, comme l’appelle Homère, dans une attitude élégante et molle, couvert d’un costume somptueux, personnifie les héros de l’Asie. ”
Frederik Ludvig Norden, Voyage d'Égypte et de Nubie. Tome 2 (1795-1798)
“ Ceci est une fiction poétique qui n'étoit pas tout-à-fait dépourvue de vraisemblance. Comme plusieurs historiens prétendent que Memnon naquit dans l'Assyrie, et que l'on voyoit à Suze les Memnonia ou monuments de sa gloire, et que d'un autre côté on assuroit qu'il recevoit les honneurs divins dans la Thébaïde, il n'en falloit pas davantage pour autoriser cette fiction du poète. Enfin, plusieurs inscriptions grecques et latines gravées sur le colosse même prouvent que plus d'un siecle après la naissance de Jésus-Christ il étoit encore regardé comme un dieu, et jouissoit des honneurs divins. ”
Jean-François Champollion,
Précis du système hiéroglyphique des anciens Égyptiens
“ Dans cette inscription bien connue, le second nom de Memnon, le nom local, le nom égyptien est Φαμενοφ, qui n’est que le nom Αμενωφις, précédé de l’article masculin égyptien Φ, et privé de la désinence grecque ις, Φαμενοφ ou Φαμενωφ. À ce témoignage irrécusable de la lecture du nom égyptien hiéroglyphique de Memnon, on peut joindre celui de Pausanias, qui, dans sa description de l’Attique, dit formellement, en parlant du colosse de Thèbes que les Grecs croient être leur Memnon : Αλλα γαρ ου Μεμνονα οι Θηβαιοι λεγουσι, Φαμενωφα δε ειναι των εγχωριων, ου τουτο αγαλμα ην. ”
Bruno Renard, Notes sur l'histoire militaire de l'antiquité… (1875)
“ Connaissant la valeur des troupes d'Alexandre et la puissance de la formation phalangite, n'ayant qu'une faible confiance dans l'armée que le roi avait rassemblée, Memnon aurait voulu qu'on ne hasardât pas dès l'abord une affaire générale. Il conseillait de se retirer dans l'intérieur du pays en détruisant les fourrages et les récoltes, pour rendre longs et pénibles les progrès de l'ennemi. ”
Frederik Ludvig Norden, Voyage d'Égypte et de Nubie. Tome 2 (1795-1798)
“ Enfin nous croyons qu'il ne doit plus même rester de doute que notre héros ne soit originaire de Thebes. Il ne sera pas tout-à-fait aussi aisé de fixer l'époque de sa naissance et son origine, c'est un des points de chronologie les plus incertains. En fixant la mort du Memnon des Grecs à la guerre de Troie, nous du Memnon des Grecs à la guerre de Troie, nous n'en sommes pas plus avancés pour connoître l'époque de la vie et de la mort du Memnon égyptien (Aménophis) , que l'on a souvent confondu avec l'autre. ”
Charles-Alexandre Piétrement, Les origines du cheval domestique d'après la paléontologie… (1870)
“ Le monarque lui envoya 10,000 Ethiopiens et autant du Susiens, avec 300 chars de guerre. Tithon, qui était alors gouverneur de la Perse, jouissait plus qu'aucun autre satrape de la faveur du roi : Memnon, son fils, était à la fleur de l'âge, et doué d'autant de force de corps que de vivacité d'esprit ; il avait construit dans la citadelle deSuse, un palais qui garda son nom jusqu'à l'empire des Perses, ainsi qu'une rue, qui porte encore son nom. Néanmoins, les Ethiopiens, voisins de l'Égypte, réclament ce Memnon comme leur compatriote, et montrent des palais appelés Memnoniens. ”
Wilhelm Fröhner, Collection J. Gréau. Catalogue des bronzes antiques et des objets d'art du moyen âge et de la Renaissance… (1885)
“ L'Aurore ailée, un bandeau dans les cheveux, la tête retournée en arrière, emporte le corps inanimé de son fils Memnon. Elle est drapée dans un manteau et un chiton N° 575. N0576. transparent, à bordure de chevrons, chaussée de sandales, et se dirige à grands pas vers la droite. Memnon est figuré en hoplite imberbe, avec casque, cuirasse et bouclier (épisème: un poisson) . — Bordure de lierre et de korymbes. A l'exergue: chien poursuivant un lièvre. Au revers: palmette, volutes et feuilles de lierre à la naissance du manche. Superbe patine vert pâle. ”
Frederik Ludvig Norden, Voyage d'Égypte et de Nubie. Tome 2 (1795-1798)
“ Strabon (1) , qui l'a vue et en a donné une description très exacte et très circonstanciée , aime mieux la laisser anonyme que de lui donner le nom de MEMNON. En effet, les Egyptiens ignoroient jusqu'au nom de Memnon, et appeloient ph-Aménophis le héros dont cette statue leur conservoit les traits. (1) Lib. XXVI, c. VII, p. 561, edit. Genev. Pline dit : Statua Memnonis, ut putant, sans doute d'après Pausanias qui s'étoit exprimé ainsi, Mtjxvova évofictÇovcnv 01 rtoXXoi, etc. La multitude l'appelle Memnon. ”
Alexandre César Moreau de Jonnès, Ethnogénie caucasienne, recherches sur la formation et le lieu d'origine des peuples éthiopiens… (1861)
“ Il ne faut pas une sagacité bien vive pour reconnaître ici les officiers éthiopiens de la troupe de Memnon, que, suivant l'usage égyptien, représentait l'insigne de l'épervier, et qui s'entre-tuèrent près du bûcher de leur prince pour lui faire honneur. Suse ou plutôt Sous, était l'une des principales cités de l'Ariana où les tribus ariennes et couschites se trouvaient disséminées. Là des régions entières appartenaient à la race éthiopienne, si l'on en juge d'après leurs dénominations, Khousistan ou pays de Cous, Arachosie, Ara-cous; Memnon, fils de Cous, était le prince de ces peuples. ”
Thomas Brunton, Chronologie universelle depuis la création jusqu'à l'ère vulgaire… (1872)
“ En dépouillant l'histoire de tout le merveilleux de la fable, on voit qu'il y a eu deux Memnon, l'un chef des armées du roi d'Assyrie, qui vint à Troie, et l'autre qui régna en Egypte en 1722 jusqu'en 1686. ”
Frederik Ludvig Norden, Voyage d'Égypte et de Nubie. Tome 2 (1795-1798)
“ Comme on montroit à Abyde le palais de Memnon, nommé Memnonium par les Grecs, il est probable qu'Aménophis y recevoit les honneurs di vins. Seroit-il donc si déraisonnable de penser que le chant des sept voyelles se rapportoit à Memnon et lui étoit particulièrement consacré? Pendant longtemps les Grecs n'ont eu que les cinq voyelles, qu'ils transmirent aux habitants de l'Italie (3) ; ils n'adopterent que très tard l'n et l'o, qui leur vinrent des Egyptiens. ”
