Résumé

Auguste Barthélemy Napoléon en Égypte, Waterloo et le fils de l'homme (1842)

Gloire à Napoléon! on dirait que son bras Par des chaînes de fer a lié ses soldats, Et que son art magique, en ces plaines mouvantes, A bâti sur le roc six redoutes vivantes.
Français et mameluks, tous ont les yeux sur lui ; Au centre du combat, qu'il est grand aujourd'hui!
Sur son cheval de guerre il commande, et sa tête, Sublime de repos, domine la tempête.
Mourad l'a reconnu. « Bey des Francs, lui dit-il, « Sors de tes murs de fer, viens sur les bords du Nil; « Et là, seuls, sans témoins, que notre cimeterre « Dans un combat à mort dispute cette terre ! »
Source : Gallica

Auguste Barthélemy Napoléon en Égypte, Waterloo et le fils de l'homme (1842)

MOURAD- BEY.
SEUL de tous les vaincus, couvert d'une ombre amie, Un Arabe marchait dans la ville endormie : Des emblèmes sanglants ornent son large sein ; Sur son dos retentit le carquois abyssin, Et la peau d'un jakal, en turban déroulée.
Agite sur son front sa gueule dentelée.
Un Qui vive? perçant résonne; l'étranger Précipite le pas de son cheval léger En s'écriant : « Tremblez, chrétiens, race infidèle!
Des cavaliers du Nil je vais armer le zèle.
Ils sont venus les jours par le Coran prédits : L'Egypte se soulève, et moi je vous maudis! »
Source : Gallica

Auguste Barthélemy Napoléon en Égypte, Waterloo et le fils de l'homme (1842)

Il Il a dit, et sa main a désigné le Caire : Les chefs vont répétant le signal militaire.
Soudain, comme un serpent dans la nuit engourdi Glisse sur ses anneaux aux rayons du midi, Tout le camp, rassemblé de colonne en colonne, Sur la route du Caire en ordre s'échelonne.
Ainsi marche l'armée, et ses premiers drapeaux De la porte du Nil effleurent les arceaux ; Tout le peuple du Caire a devancé l'aurore ; Il n'a pas attendu que, sur la tour sonore, Les aveugles musseins aient annoncé le jour ; Sur le dôme d'Hassan à l'immense contour,
Sur les hauts minarets élancés dans l'espace.
Source : Gallica

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