Résumé

F.-E. Belly La Savoie, Chambéry, Aix-les-Bains… (1868)

Ce n'est plus le Pirate, déployant, comme les ailes d'un cormoran, sa flamme d'écumeur de mer sur le Bourget ; ce n'est plus la Coquette, mirant ses flancs polis dans les eaux du lac, qui conduisent aujourd'hui les aimables pèlerines d'Aix et de Chambéry à l'abbaye de Hautecombe et à sa Fontaine intermittente, c'est l'Hirondelle, capitaine Duport, glissant sur les ondes comme l'oiseau ennemi des hivers dans le ciel, qui a l'agréable mission de transporter ces gracieuses passagères sous les ombrages sacrés de Saint-Bernard et sur les bords de la naïade miraculeuse.
Source : Gallica

F.-E. Belly La Savoie, Chambéry, Aix-les-Bains… (1868)

C'est, perché sur un roc, comme un aigle qui veille Aux bruits de la vallée où se plongent ses yeux, Léban, où l'on entend, à l'aube qui s'éveille, La Diane de France aux tambours matineux.
Mont-du-Chat. on respire au milieu des prodiges, Dans l'air de tes rochers par l'haleine terni ; On admire, saisi d'éblouissants vertiges, Livrant, sous l'œil de Dieu, son âme à l'infini.
En replis tortueux, montant jusqu'à tes cîmes, De tes agrestes rocs, méandre sans pareil, La route, suspendue aux flancs de tes abîmes, Semble un vaste boa se chauffant au soleil.
Source : Gallica

F.-E. Belly La Savoie, Chambéry, Aix-les-Bains… (1868)

Voir ces cloîtres, perdus dans les rochers sauvages, Comme des nids d'oiseaux sous les ailes de Dieu, Mêler leurs chants au cri de l'aigle et des orages, C'est croire que du monde on a reçu l'adieu.
Ceinture dont l'histoire a paré ton rivage, Tu possèdes, beau lac, ces cloîtres des déserts, Ces créneaux, dont le temps ébrèche l'héritage.
Vieux jalons d'un vieil univers, Oui, couronnant tes bords, on voit en sentinelles, Pour embellir ta rive et surveiller tes flots, Des forts démantelés et de noires tourelles, Un monastère aux vieux arceaux.
Source : Gallica

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