Armand de Pontmartin,
Les Corbeaux du Gévaudan, par A. de Pontmartin
(1883)
“ Jacques ! – Suson ! Elle courut à nous, les bras ouverts. Placé derrière son mari, j'eus le temps de regarder cette saisissante figure. Susanne avait près de quarante ans. A cet âge, les femmes du peuple ont depuis longtemps perdu leur jeunesse et leur beauté. Pourtant, si les peintres chrétiens ont su trouver pour l'arrière-saison de la vie un idéal supérieur à la beauté vulgaire, pourquoi la nature, cette artiste incomparable, ne ferait-elle pas parfois le même chef-d'oeuvre ? Susanne était grande, et sa taille avait conservé toute l'harmonie de ses proportions. ”
