Résumé

Philippe Selk L'homme qui posséda la plante de vie… (1929)

Elle jeta ses bras autour du cou d'Ibni,
Et elle dit, Pouzour :
— Que ton chargin s'envole aux déserts inconnus, Que mon visage en fleurs soit ton jardin d'amour...
Une voix, en tempête,
Sembla crier des cieux :
— Votre pudeur, enfants, où s'en est-elle allée ?
La honte entrera-t-elle en ma maison à moi !
Lu-Dingir avançait...
Eux, ils restaient muets, s'écartant l'un de l'autre, La bouche encore ouverte et la face confuse.
Et Lu-Dingir leur dit :
— Pourquoi donc tremblez-vous ?
Le désir du baiser a levé entre vous ?
Le désir est en l'homme,
Les Dieux nous l'ont donné.
Source : Gallica

Philippe Selk L'homme qui posséda la plante de vie… (1929)

Le soleil s'est effacé du monde. L'univers entier est terne et sans lueur. La plaine est grise, les cieux sont gris, l'air est gris... Où commencent-ils, les cieux ? Où finit-elle, la terre ?... Toutes ces gouttes serrées qui tombent incessamment, forment un épais grillage d'eau sans commencement ni fin.
Les gens de la caravane ont l'impression qu'ils sont au fond d'une mer, qu'ils marchent dans une masse d'eau, que leur visage coupe un flot, que leurs pieds et leur corps remuent de l'eau pour avancer.
Source : Gallica

Philippe Selk L'homme qui posséda la plante de vie… (1929)

Pouzour te doit la vie ;
Que Pouzour soit pour toi l'herbe fraîche où se posent Tes pieds pleins de fatigue.
Aussitôt Lu-Dingir, à la vierge enseigna De quel sang glorieux sortait Ibni-Adad.
Pouzour eut le frisson des angoisses profondes : — Je comprends... je comprends...
Le petit-fils d'un roi, aussi grand que Rim-Sin,
Ne saurait épouser la pauvre enfant trouvée Qui est par ton bonté.
Pouzour ne peut troubler les races souveraines,
Et ne peut entraver la sainte mission Que tu reçus des Dieux pour délivrer ton peuple. Ibni doit m'oublier, et marcher au combat Jusqu'au siège élevé (1) .
Source : Gallica

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