Philippe Selk, L'homme qui posséda la plante de vie… (1929)
“ Elle jeta ses bras autour du cou d'Ibni, Et elle dit, Pouzour : — Que ton chargin s'envole aux déserts inconnus, Que mon visage en fleurs soit ton jardin d'amour... Une voix, en tempête, Sembla crier des cieux : — Votre pudeur, enfants, où s'en est-elle allée ? La honte entrera-t-elle en ma maison à moi ! Lu-Dingir avançait... Eux, ils restaient muets, s'écartant l'un de l'autre, La bouche encore ouverte et la face confuse. Et Lu-Dingir leur dit : — Pourquoi donc tremblez-vous ? Le désir du baiser a levé entre vous ? Le désir est en l'homme, Les Dieux nous l'ont donné. ”
