Louis Thiabaud

Résumé

Louis Thiabaud Les miracles de Cornaillou (1877)

On avait reconnu et dénoncé Cornaillou au caïd, qui s'était jeté à sa poursuite.
Cornaillou se leva droit et ferme sur sa selle et, tenant ses armes à la main, il dit : — La dispute est comme le feu : maudit soit celui qui l'allume et béni soit celui qui l'éteint.
Du bien sort la paix, l'agriculture, la joie, le bonheur, les enfants. Du mal sort la douleur, les pleurs, les cris, la destruction. Eh bien ! en avant ! allons éteindre le feu , si vous voulez téter la miséricorde de Dieu.
Et, disant cela, il confia Hiamina aux bras de Rebbi et lança sa jument sur le front de bataille.
Source : Gallica

Louis Thiabaud Les miracles de Cornaillou (1877)

Sur le rebord du fossé il y a une muraille de fumier qui sert de rempart à l'oasis contre l'invasion. Cette enceinte de boue le long de ce paradis terrestre fait une ceinture affreuse autour d'une nature si belle.
Au bout du douar, sur le bord de l'eau , un rocher forme la côte. Sur cette colline une construction carrée, sanguinaire, a l'air d'une forteresse et d'un bagne.
Cornaillou de son poste d'observation, considérait ce vaste et céleste pays de l'Orient. En regardant le soleil se cacher radieux derrière les sables blancs du désert il pensait à sa
Hiamina.
Source : Gallica

Louis Thiabaud Les miracles de Cornaillou (1877)

Hiamina n'est pas morte. Elle va venir. Réjouii- toi, cria Messaoud.
— Et mon père Cornaillou non plus n'est pas mort, ajouta l'enfant. 'Il est avec ma mère. Il l'accompagne. Oh ! pardonnez-lui pour l'amour de moi.
— Oh ! tout, tout est pardonné pourvu qu'ils nous soient rendus. Il est bien juste que Cornaillou soit pardonné, puisqu'il t'a autrefois sauvé, toi Messaoud, et qu'il nous ramène notre fille. Il nous rend notre bien, le repos, le bonheur, et chasse le chagrin, l'ennui. Qu'il soit le bien venu !
— Oh ! courons chercher ces enfants prodigues.
Mohamed conduis-nous.
Source : Gallica

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