Louis Thiabaud, Les miracles de Cornaillou (1877)
“ La panthère, déjà à vingt pas derrière lui, allait l'attraper quand Cornaillou se jeta à corps perdu dans l'eau, plongea et disparut comme un homme qui a pris son élan depuis une heure de course. Il s'ensevelit sous les flots tandis que la panthère désappointée se mordait les lèvres avec colère. Elle resta dans une posture d'accablement sur le bord du lac dont les ondes provoquées par l'engounrement de Cornaillou venaient lui baigner les pattes. Presque au même instant elle vit avec un œil d'envie et de furie reparaître sa proie qui flottait sur l'eau. ”
