Louis Thiabaud, Les miracles de Cornaillou (1877)
“ Désaltérez-moi ! désaltérez-moi. Il hurle ainsi jusqu'à ce qu'il ait bu du sang de l'assassin. Les uns croient que l'âme est dans le sang parce qu'il n'y en a plus dans le corps une fois cadavre. D'autres croient qu'elle se transforme en hibou qui revient la nuit gémir sur la tombe. C'est pour cela que le corbeau, avec son plumage de deuil qu'il secoue dans les ténèbres parmi les branchages noirs, est pour eux l'image de la mort. Pendant que les gens de la tribu faisaient ainsi la cérémonie des funérailles en versant des pleurs sur la mémoire de Cornaillou, Hiamina arriva. ”
