Louis Thiabaud

Résumé

Louis Thiabaud Les exploits d'un ermite (1877)

Vivre, c'est agir. Vivre, c'est l'action, la lutte, le mouvement. Un peuple qui remue constamment a toujours été un peuple d'une grande vitalité, d'une grande force de vie. Depuis Athènes jusqu'à Rome, en Allemagne comme en France, les époques tourmentées ont toujours été les plus fécondes et les plus vivantes.
Vivre par la guerre, c'est vivre vite ; vivre par les arts, c'est vivre grand; vivre par la science, c'est vivre bien.
L'Espagne a eu ses combats de taureaux, Rome a eu ceux des gladiateurs, Paris ceux des intelligences et la Savoie ceux des hercules.
Source : Gallica

Louis Thiabaud Les exploits d'un ermite (1877)

Bécran était un homme brusque et un homme bon. Il y avait en lui deux hommes: l'homme tendre et l'homme fort, l'homme d'amour et l'homme de combat. Il avait été l'ours de son pays et devenait l'agneau des malheureux. Pour Marguerite, pour Amédée et pour Arvillard, Bécran était maintenant un dragon cuirassé de soleil déployant ses ailes lumineuses sur les ténèbres de la justice. Il était la revendication des droits de l'homme. Il était la liberté dont les pas arrachaient des étincelles aux cailloux sur lesquels il marchait.
Il y a des hommes qu'on ne peut voir sans
s'arrêter devant eux.
Source : Gallica

Louis Thiabaud Les exploits d'un ermite (1877)

Il allait de village en village et de porte en porte, psalmodiant des psaumes devant les chaumières et entonnant des hymnes aux pieds des escaliers de château.
Barnabé était seul au monde. Il cherchait à s'attacher à quelque chose. Jusque là il n'avait rien trouvé. Mais dès qu'il eût vu la famille de Humbert d'Arvillàrd, son cœur prit feu. Un amour incendiaire s'alluma dans son être.
Le premier jour qu'il vit Valbonnesia qui
vint lui apporter un morceau de pain, il l'aima subitement d'une passion frénétique, lui un malheureux!
Source : Gallica

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