Honoré de Balzac,
Contes bruns
“ Le cénobitisme est le nourricier du génie ; la cellule en est le berceau. Croyez-vous que ces jésuites qui émouvaient le monde et pétrissaient les ames royales eussent acquis dans le tumulte d’une société bruyante leur génie si fécond et si dangereux ? Non. Même le talent de l’intrigue peut émaner de la cellule : là, dans la solitude, en face du ciel, loin du mouvement des pensées tumultueuses, qui nous enlèvent à nous, germent et grandissent tous les bons et mauvais génies. ”
