Jean Paulhan,
Revue philosophique de la France et de l'étranger
“ C’est que le malade ou le rêveur que l’on considère a, en général et d’une manière très intense, au moment même où il sent qu’une autre existence l’envahit, l’idée de son moi à lui, de son « vrai moi ». Dans le premier rêve, j’ai eu l’intuition subite, le sentiment de ma personnalité, d’une manière plus profonde peut-être que je ne l’avais jamais eue. Et parmi les malades que l’on a observés, beaucoup aussi se plaignent de la disparition progressive de leur moi, et découvrent subitement qu’ils tenaient beaucoup à eux-mêmes. ”
