Augustin d’Hippone,
Traité de la musique
“ Qu’on lise saint Augustin : le rôle tout secondaire de la parole dans le rhythme est tellement un principe à ses yeux, qu’il nous avertit de faire abstraction des mots pour ne considérer que les sons, et que les exemples qu’il donne offrent plutôt un son agréable à l’oreille qu’un sens clair à l’esprit, tant il est vrai que le poète lyrique, dans l’antiquité, n’aurait jamais marché, comme dit Bossuet [3] , par vives et impétueuses saillies, s’il n’avait été soutenu et guidé dans ses élans par les mouvements réguliers et « bien ordonnés » de la musique. ”

