Augustin d’Hippone

Augustin d’Hippone

Résumé

Portrait de Augustin d’Hippone Augustin d’Hippone Traité de la musique

Qu’on lise saint Augustin : le rôle tout secondaire de la parole dans le rhythme est tellement un principe à ses yeux, qu’il nous avertit de faire abstraction des mots pour ne considérer que les sons, et que les exemples qu’il donne offrent plutôt un son agréable à l’oreille qu’un sens clair à l’esprit, tant il est vrai que le poète lyrique, dans l’antiquité, n’aurait jamais marché, comme dit Bossuet [3] , par vives et impétueuses saillies, s’il n’avait été soutenu et guidé dans ses élans par les mouvements réguliers et « bien ordonnés » de la musique.
Source : Wikisource

Portrait de Augustin d’Hippone Augustin d’Hippone Traité de la musique

Nulle part l’alliance de la poésie et de la musique, ce problème si agité par les érudits, n’apparaît sous une forme plus simple ; on ne scande pas, on entend, j’allais dire, on chante le vers antique ; les iambes, les spondées, les dactyles lont place à des mesures musicales dont la raison et l’oreille sont juges ; et cette harmonie n’est pas aussi perdue qu’on le croit : elle a laissé des traces et comme un écho dans la mélopée de nos églises.
Source : Wikisource

Portrait de Augustin d’Hippone Augustin d’Hippone Traité de la musique

Devancier de Descartes et de Malebranche qui ont creusé un abîme entre le corps et l'âme, Augustin, guidé par le sens chrétien, refuse au corps le pouvoir de modifier l'âme. Le corps ne produit pas dans l'àme une impression, une peine, un plaisir, non ; à propos des impressions que le corps reçoit du dehors ou des modifications qu'il éprouve dans ses organes, l'àme devient attentive, prend conscience des mouvements corporels, et, selon qu'elle s'y associe ou qu'elle s'y oppose, qu'elle s'y conforme ou qu'elle y résiste, elle ressent de la peine ou du plaisir.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature