Maurice Rollinat

Maurice Rollinat

Résumé

Portrait de Maurice Rollinat Maurice Rollinat Les Poètes du terroir

Rollinat s’affirme dans ce livre comme un fougueux disciple de Baudelaire, en même temps qu’il s’y révèle le peintre de cette Nature à laquelle il demeura intimement attaché jusqu’à la fin. En 1883, il publia Les Névroses. Ce fut un triomphe. Bientôt les salons se disputèrent cet artiste au verbe puissant, à la voix profonde, émouvante, qui, par une musique appropriée à son vers, savait faire passer tour à tour dans l’auditoire « les ravissements de la vin et les terrifiantes visions de l’au delà ». Fêté, adulé, le poète ne se fit point illusion sur une gloire trop prompte pour être durable.
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Portrait de Maurice Rollinat Maurice Rollinat Les Poètes du terroir

Combien de fois ne vous est-il pas apparu comme le solitaire-né de cette solitude, destiné à glorifier et à expliquer tout ce qui l’entourait, à porter la parole pour les humbles et les silencieux, pour les ètres rencontrés, silhouettes des champs et des routes, pour les animaux aux yeux expressifs pour les végétaux fragiles, pour les lourdes pierres, pour le nuages fugitifs. Cette affinité particulière, c’est le caractère esentiel de la poésie et de la musique de Maurice Rollinat...
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Portrait de Maurice Rollinat Maurice Rollinat Les Poètes du terroir

Plus tard, lorsque, dans ses conversations, il venait à parler de ses débuts à Paris, Maurice Rollinat appuyait avec persistance sur son passage dans ce poste administratif, comme pour affirmer la coïncidence macabre et funèbre de son esprit. » Il habitait alors la rue Oudinot, « rue calme et solitaire, peuplée presque en entier d’hôtels particuliers immenses, de couvents et d’hôpitaux, qui, dans ce quartier si animé de la rue de Sèvres et du boulevard Montparnasse, semble une paisible et monotone rue de province ».
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