Claude-Adrien Helvétius,
Lettres relatives au Livre de l’Esprit
“ J’ai trouvé de très beaux vers dans le poëme que vous m’avez envoyé ; je souhaite passionnément d’avoir tout l’ouvrage : adressez-le à M. le Normand, ou à quelque autre contresigneur. Vivez, pensez, écrivez librement, parceque la liberté est un don de Dieu, et n’est point licence. Adieu, mon cher philosophe ; je vous salue en Platon, en Confucius, vous, Mme votre femme, vos enfants ; élevez-les dans la crainte de Dieu, dans l’amour du roi, et dans l’horreur des fanatiques, qui n’aiment ni Dieu, ni le roi, ni les philosophes. ”
