Résumé

Portrait de F.-T. Perrens F.-T. Perrens Essais et Notices. — Vauvenargues…

S’il admire, s’il aime profondément Voltaire, ce qui, pour le dire en passant, prouverait qu’il n’eut jamais cette foi chrétienne qu’on lui a bénévolement prêtée, il ne veut pas, comme lui, écraser l’infâme ; il est tout juste assez libre penseur pour que les philosophes, ses contemporains, puissent l’aimer. La correspondance qu’ils entretiennent avec lui est pleine d’éloges, sur lesquels Vauvenargues revient peut-être avec trop de complaisance, oubliant que la meilleure manière de s’en défendre eût été de les passer sous silence.
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Portrait de F.-T. Perrens F.-T. Perrens Essais et Notices. — Vauvenargues…

« Les personnes enjouées lui semblent un peu plus vaines que les autres, il aime mieux les mélancoliques qui sont ardens, timides, inquiets, et se sauvent de la vanité par l’ambition et l’orgueil. » C’est par pure politesse et complaisance qu’il accorde à Mirabeau que « la gaîté est le vrai bonheur ». Chose surprenante, cette gravité native ne dégénère point en sévérité pour les autres, peut-être même l’indulgence pratique de Vauvenargues est-elle excessive.
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Il aime la gloire que donnent les grandes actions, et il en rêve. Il l’aime au point de se montrer trop indulgent pour tout ce qui la donne, même néfaste. S’il ne descend pas jusqu’à Érostrate, il va du moins jusqu’à Catilina, pour qui il a une tendresse quelque peu compromettante. La cour où se distribuent les honneurs ne lui paraît pas seulement un lieu de délices ; il croit qu’on y peut faire très honorablement son chemin. Mirabeau l’en reprend avec énergie, et cette fois a raison contre lui. Vauvenargues avait d’abord cherché la gloire dans les camps
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