Th. Cerfbeer, Éloge de Vauvenargues (1856)
“ Jamais les hommes ne resteront insensibles au noble spectacle d'une âme droite et courageuse aux prises avec une dure nécessité, trop forte pour que le malheur la consterne, trop haute pour qu'il l'abatte, trop calme pour qu'il puisse l'aigrir. Cette vie courte et triste que les armes, l'amitié, la réflexion, les maladies et la douleur remplirent seules, ces efforts d'un mourant contre l'oubli, cette lutte d'une volonté inflexible contre la nature défaillante, cette mort prématurée qui vient tout interrompre et arracher à lui-même un génie plein de promesses, tout nous attache a Vauvenargues. ”
