Th. Cerfbeer

Résumé

Th. Cerfbeer Éloge de Vauvenargues (1856)

Jamais les hommes ne resteront insensibles au noble spectacle d'une âme droite et courageuse aux prises avec une dure nécessité, trop forte pour que le malheur la consterne, trop haute pour qu'il l'abatte, trop calme pour qu'il puisse l'aigrir. Cette vie courte et triste que les armes, l'amitié, la réflexion, les maladies et la douleur remplirent seules, ces efforts d'un mourant contre l'oubli, cette lutte d'une volonté inflexible contre la nature défaillante, cette mort prématurée qui vient tout interrompre et arracher à lui-même un génie plein de promesses, tout nous attache a Vauvenargues.
Source : Gallica

Th. Cerfbeer Éloge de Vauvenargues (1856)

A un âge où l'on réfléchit peu, il a déjà lu fort avant dans l'âme humaine. L'étude, les lettres, ont rempli les courts loisirs que lui ont laissés les armes. Né avec le goût de l'éloquence, il a appris à l'admirer dans ses modèles les plus éclatants et les plus achevés. Toutefois les lettres ne suffirent jamais à Vauvenargues. L'action qui sera le grand mot de sa morale, était dans ses instincts avant d'être dans sa doctrine; pour lui, c'est plus qu'un principe, c'est un goût; c'est plus qu'un système, c'est un besoin. Théoricien de l'activité, il en donna l'exemple avant le précepte.
Source : Gallica

Th. Cerfbeer Éloge de Vauvenargues (1856)

On éprouve je ne sais quel plaisir délicat à s'abandonner à la confiance qu'inspire cette éloquence ingénue, parée des seuls attraits de la raison, et sur laquelle la jeunesse a laissé la grâce. Une femme d'un grand esprit et d'un grand cœur, Mme de Staël, définissait ainsi le rôle du génie : le génie ne doit servir qu'à manifester la bonté suprême de l'âme. Le génie de Vauvenargues, c'est son âme même.
Source : Gallica

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