Résumé

P. Scudo La Musique des Bohémiens, de M. Liszt

Qu’est-ce que l’art bohème dont parle M. Liszt ? Y a-t-il un art bohème, russe, allemand, français, ou bien l’art n’est-il pas tout simplement l’art, c’est-à-dire un ensemble de procédés qui servent à la manifestation du sentiment, qui s’empreint, lui, de la variété des caractères et des situations ? Les caractères, les situations, les traditions peuvent changer et varier indéfiniment ; mais l’art, quand il mérite cette qualification, est partout le même dans une époque donnée.
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P. Scudo La Musique des Bohémiens, de M. Liszt

Lorsque cette phase de faux romanesque, de jeux d’amour et de hasard, fut terminée, M. Liszt monta sur ses grands chevaux de bataille et parcourut le monde en virtuose triomphant, encourageant les faibles, contenant les forts, donnant sa main à baiser aux populations émues et visant toujours à jouer un rôle qui répondît aux illusions qu’il s’était faites de sa destinée. Mais la vie de virtuose errant ne peut avoir qu’un temps. La curiosité du public s’émousse, et pour exciter toujours de nouveaux transports, il faut posséder un génie fécond et la figure satanique d’un Paganini.
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P. Scudo La Musique des Bohémiens, de M. Liszt

Le public en Allemagne n’est pas moins instruit que les artistes sur les questions et les faits importans qui touchent à l’art musical, et on n’y trouverait pas, comme il y en a tant en France, de grands esprits, d’illustres écrivains, parfaitement insensibles aux beautés d’un art si puissant, et tirant vanité d’une inaptitude dont rougissait le grand Goethe. Tous les grands poètes et philosophes de l’Allemagne ont aimé et compris la musique.
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