Résumé

T. de Wyzewa Revues étrangères - Un livre allemand sur Ferdinand Brunetière

Mais pour qu’une critique subjective ait quelque valeur, il faut qu’elle traduise une personnalité riche et vigoureuse. Or, tel n’est pas le cas, dans l’action que produit sur nous l’œuvre de Brunetière. Sa personnalité esthétique n’est pas assez complexe : il n’est pas le Protée que doit être le véritable critique. Il n’a pas le pouvoir de se changer en d’autres âmes, ni même de jouir de l’œuvre d’art simplement en raison de son essence artistique.
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T. de Wyzewa Revues étrangères - Un livre allemand sur Ferdinand Brunetière

Nous sommes aujourd’hui accoutumés à tenir le grand critique pour l’un des plus hauts parmi les types éternels de l’humanité. Mais précisément parce que le type nous apparaît aussi haut, nous jugeons avec plus de rigueur ceux qui n’arrivent pas à le réaliser.
Infortuné Brunetière, victime de « l’habitude » qu’a prise M. Curtius de placer trop haut le « type éternel » du critique !
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T. de Wyzewa Revues étrangères - Un livre allemand sur Ferdinand Brunetière

La vérité est faite de nuances. Le type intellectuel que représente Brunetière ne sait point percevoir ces nuances, mais se borne à envisager un petit nombre d’idées ou de faits dominans... Et de même encore l’œuvre de Brunetière nous déçoit au point de vue proprement humain. Rappelons-nous l’enrichissement de vie dont nous sommes redevables aux grands critiques du siècle passé, à un Sainte-Beuve, à un Jakob Burckhardt, à un Walter Pater, à un Herman Grimm ; et comparons-y ce que nous offre la critique de Brunetière !
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