Résumé

T. de Wyzewa Revues étrangères - Quelques échantillons récens de la science allemande

Quant aux chefs-d’œuvre « policiers » d’un Dickens ou d’un Dostoïevski, pas une minute le critique allemand ne s’arrête à rechercher s’ils n’auraient pas exercé, eux aussi, quelque influence sur le « développement du récit d’aventures criminelles. »
Cette limitation arbitraire et « radicale » non seulement du sujet traité, mais encore du terrain sur lequel devra porter l’enquête, c’est là vraiment l’un des traits « distinctifs » de la science allemande.
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Ce système de comparaisons entre des parties d’oeuvres juxtaposées, malgré la diversité de leurs dates, M. Schultz aussi bien que M. Depken l’ont emprunté aux maîtres les plus glorieux de la critique allemande. C’est tout à fait ainsi que, naguère, l’éminent Otto Jahn analysait et jugeait les chefs-d’œuvre de Mozart, ainsi que son confrère Pohl disséquait patiemment les œuvres de Joseph Haydn ; c’est ainsi que procédaient leurs plus illustres rivaux dans les voies, non moins « scientifiques, » de la critique littéraire et de la critique d’art.
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Encore n’est-ce pas seulement d’un« manque de mesure » qu’il faudrait parler, mais aussi d’un manque absolu de ce sens profond des « réalités » qui maintient le savant en contact avec l’essence intime des sujets qu’il aborde. Avec toutes les lacunes de sa formation professionnelle, par exemple, un critique allemand d’autrefois n’aurait pas eu l’idée de comparer, comme l’a fait M. Depken, l’œuvre d’Edgar Poe et celle de Gaboriau.
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