Arsène Alexandre,
Le Balzac de Rodin
(1898)
“ La ressemblance matérielle, en art, est déjà une chose tout à fait relative. S'il s'agit d'un personnage déjà éloigné de nous, elle devient une chose très secondaire, surtout s'il y a dans l'image l'interprétation de certains traits fondamentaux par un artiste de génie. Si M. Rodin avait voulu nous imposer un Balzac maigre, avec le nez retroussé, une grande barbe, des lunettes, et des cheveux bouclés, en nous disant : « Que voulez-vous? c'est comme cela que je le vois, » la Société des Gens de Lettres n'eût pas fait rire en répliquant : « Nous ne le reconnaissons pas. » ”
