Résumé

Léon Dumont Jardine. — Psychologie de la connaissance

M. Jardine n’est point partout aussi heureux dans sa manière de combattre la psychologie anglaise contemporaine. Il dit bien que le pur phénoménalisme est insuffisant pour rendre compte des faits de l’univers et l’on s’attend à le voir rétablir la notion de substance. Mais il n’en est rien ; il prétend même que la psychologie n’a rien à faire avec la substance, de quelque manière qu’on veuille l’envisager. Ce qu’il oppose aux phénomènes, pour compléter l’explication des faits, ce sont les forces ; et par force, il entend à la fois autre chose que la substance et que le phénomène.
Source : Wikisource

Léon Dumont Jardine. — Psychologie de la connaissance

C’était, en somme, l’explication que donnait l’école écossaise ; cette école n’a jamais réussi à la rendre parfaitement compréhensible ; il n’est pas facile de concevoir comment le Moi peut avoir conscience d’autre chose que de ses propres phénomènes ; ni comment une sensation peut être quelque chose de plus que la sensation d’elle-même. M. Jardine prétend que dans la sensation du toucher et de l’effort musculaire, la résistance des objets révèle leur existence extérieure.
Source : Wikisource

Léon Dumont Jardine. — Psychologie de la connaissance

En dehors des phénomènes lumineux, caloriques, électriques, la lumière, la chaleur, l’électricité sont à ses yeux des réalités non-phénoménales. Il en est de même de son explication de l’esprit ou plutôt de la conscience individuelle du moi dont il paraît expliquer l’unité et l’identité non par une substance, mais par un pouvoir permanent. Or le pouvoir comme la force ne sont, en somme, que des quantités, les quantités d’une sensation ou d’un mouvement
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature