John Stuart Mill

John Stuart Mill

Résumé

Portrait de John Stuart Mill John Stuart Mill La Philosophie de Berkeley

Elles existent d’une façon permanente dans l’esprit de Dieu. Cette réponse semblait à Berkeley un argument si décisif en faveur de l’existence d’un être suprême, qu’il pourrait tenir lieu de toutes les autres preuves de la théologie naturelle. Il faut qu’il y ait un Dieu, parce que s’il n’y en avait pas, il n’y aurait pas de lieu permanent pour la nature physique, puisqu’elle n’a d’existence que dans un esprit et qu’elle n’existe d’une façon constante et continue dans aucun esprit fini.
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Portrait de John Stuart Mill John Stuart Mill La Philosophie de Berkeley

Toutes les idées, soutenait Berkeley, sont concrètes et individuelles, ce qui ne nous empêche pas d’arriver, par elles, à des vérités générales. Quand, par exemple, nous prouvons les propriétés des triangles, l’idée qui est dans notre esprit n’est pas comme Locke le supposait l’idée abstraite d’un triangle qui n’est rien qu’un triangle, qui n’est ni équilatéral, ni isocèle, ni scalène, mais l’idée concrète d’un triangle particulier, d’où néanmoins nous pouvons conclure à tous les autres triangles, si nous avons eu soin de n’employer que des prémisses qui soient vraies d’un triangle quelconque.
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Portrait de John Stuart Mill John Stuart Mill La Philosophie de Berkeley

Ce qui est le principal objet de la perception selon les philosophes qui l’avaient précédé, et qui en est le seul objet selon Berkeley, ce sont nos idées, terme dont on a beaucoup abusé, et dont on n’a jamais fait un emploi plus malheureux que lorsqu’on le donna comme nom à des sensations et à des possibilités de sensation. Ces idées, soutenait Berkeley, passent pour avoir une existence permanente, qui contraste avec l’intermittence des sensations actuelles ; et une idée ne saurait avoir d’existence que dans un esprit.
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