Wenceslas-Eugène Dick

Résumé

Wenceslas-Eugène Dick Une horrible aventure

Georges ploya l’autre genou.
— Ah ! madame, exclama-t-il tendrement, mon cœur ne m’avait pas trompé : vous êtes aussi bonne que belle, aussi magnanime que noble.
— Je ne suis rien de tout cela, répondit la princesse, qui laissa tomber son front dans sa main : je suis malheureuse...
— Malheureuse !... Hélas !... je ne le sais que trop, et les misérables que j’ai vus, sommeillant à votre porte m’ont trop bien révélé toute l’étendue de votre infortune.
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Wenceslas-Eugène Dick Une horrible aventure

N’ayant pas eu de velléités pour la prêtrise, Georges est libre de choisir l’état de vie qui lui plaira le mieux. L’horizon vaste infini — l’horizon féérique où vont s’abattre nos aspirations, à vingt ans — s’arrondit devant lui, par de tout nuage. Aucune entrave ne gêne ses mouvements ! aucune chaîne ne lie son cœur ! aucun obstacle ne se montre sur la route large, saturée de tous les parfums, qui s’ouvre et se déroule sous ses pieds, à mesure qu’il fait un pas en avant.
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Wenceslas-Eugène Dick Une horrible aventure

Oui, le génie seul peut mener à bonne fin de semblables entreprises ; le génie qui fait les grands hommes, partant les grandes choses ; le génie qui ouvre à ses favoris des horizons nouveaux, profonds, pleins de verve ou l’œil d’un mortel ordinaire ne pourrait plonger, éperdu qu’il serait de terreur superstitieuse ; le génie qui fait envisager sans frayeur les secrets de Dieu ; le génie, qui a fait Pascal, Newton, Racine, Shakespeare, Napoléon, Châteaubriand ; le génie, enfin, qui est une étincelle volée au dévorant foyer de science dont la personne de Dieu est environnée !...
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