Résumé

Marius Audin Sous le signe du Râteau : histoire de Beaujeu (1936)

La cour du sire de Beaujeu était alors au faîte de sa gloire ; elle était non seulement un milieu « sportif», comme nous dirions aujourd'hui, un milieu où Guichard, le fils de Louis de Beaujeu, et son ami inséparable, Guy d'Albon, exerçaient leurs jeunes corps aux jeux violents et à la chasse, c'était encore un foyer intellectuel et studieux dans lequel étaient à l'honneur la science, la littérature et le droit, le droit surtout. C'est là, en effet, que se place un fort curieux épisode de l'histoire de Beaujeu.
Source : Gallica

Marius Audin Sous le signe du Râteau : histoire de Beaujeu (1936)

Si je rappelle une fois de plus que la terre de Miribel, ancienne possession des comtes de Chalon, appartenait alors au sire de Beaujeu, qui l'avait reçue en dot de sa femme Marguerite de Baugé, c'est pour insister sur le péril que cette proximité faisait courir à la tranquillité de l'archevêque de Lyon et à celle aussi du dauphin de Viennois et du comte de Savoie. Solidement établi dans sa forteresse de Miribel, le sire de Beaujeu était bien tenté de profiter de l'état d'anarchie qu'avaient fait naître les luttes de la commune de Lyon contre son archevêque
pour s'emparer de la ville.
Source : Gallica

Marius Audin Sous le signe du Râteau : histoire de Beaujeu (1936)

Sous son baronnat, la puissance du sire de Beaujeu subit encore de nouvelles et irrémédiables atteintes. Ce fut à partir de ce moment, entre le comte de Savoie et Edouard II, une singulière alternative d'accord et de mésentente, qui devait fatalement aboutir à une mainmise de la Savoie sur la souveraineté de Dombes, si non sur le Beaujolais lui-même.
Les sottises d'Edouard ne se bornèrent point à des fautes de gestion; il avait fait dans sa vie bien des mécontents, bien des aigris, bien des dupes
Source : Gallica

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