J.-B.-Victor Offroy

Résumé

J.-B.-Victor Offroy Histoire de la ville de Dammartin… (1841)

Jeune encor, dans la tombe elle s'est endormie; Mais qui meurt innocent, s'éveille dans le ciel; A la terre, à nos cœurs, les anges l'ont ravie, Pour l'admettre avec eux au bonheur éternel.
Là , c'était une vertueuse épouse , morte victime de son amour maternel. Ces vers étaient gravés en lettres d'or sur le marbre de sa tombe :
J'ai perdu mon amie à la fleur de son âge, Près de nos deux enfans, elle repose en paix ; Pour prix de ses vertus, le ciel est son partage , Et moi je lui survis pour mourir de regrets.
Source : Gallica

J.-B.-Victor Offroy Histoire de la ville de Dammartin… (1841)

Le pauvre s'y console en foulant la cendre du riche qui, gorgé de bien, refusait une obole à sa misère; là, le méchant craint, le bon espère ; là , la mort tient le niveau qui confond les hommes, et la croix qui distingue les âmes. Il semble que des entrailles de cette terre s'élève une voix sépulcrale qui dit à l'homme : tu passeras par ici, songe au nom que tu y laisseras.
Cette voix terrible a pour nous mille échos, la feuille qui tombe, le monument qui croule, le cercueil qui passe , l'heure qui marque la fuite du temps, tout nous parle de mort et de destruction.
Source : Gallica

J.-B.-Victor Offroy Histoire de la ville de Dammartin… (1841)

L'amour, l'ambition, la gloire et ses chimères , Idoles autrefois à mes désirs si chères, N'enflent plus de mon cœur l'avide vanité , Ton Dieu ne sourit plus à ma muse féconde, Sous le masque de l'art, je ne vois dans le monde Qu'une froide réalité.
Mais toi que tout séduit, que tout charme en cet âge Où l'amour, de la vie embellit le passage , OÙ l'on lève une femme, un laurier , un bonheur, Où, bravant le trépas , notre forte pensée, Sur l'aîle du génie en l'infini lancée , Des tems sonde la profondeur
Source : Gallica

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