Résumé

Histoire de la ville de Dammartin… (1873)

Les cimetières sont, après l'église, les lieux les plus sublimes où l'homme se recueille. Là, l'âme s'élève et le cœur s'humilie. Le silence terrible de la mort y est plus éloquent que la parole des plus grands orateurs.
C'est par là qu'on passe en revenant de la vie, et de là où va-t-on ? L'homme tremble à cette question, mais l'âme se révolte à l'idée du néant. Non, l'homme ne
reste pas là, il y dépose son vêtement de terre comme le voyageur qui dépouille son manteau avant de passer sous un ciel plus ardent, puis il franchit le seuil et va plus loin.
Source : Gallica

Histoire de la ville de Dammartin… (1873)

Là, c'était une vertueuse épouse, morte victime de son amour maternel. Ces vers étaient gravés en lettres d'or sur le marbre de sa tombe :
J'ai perdu mon amie à la fleur de son âge, Près de nos deux enfants elle repose en paix ; Pour prix de ses vertus le ciel est son partage, Et moi je lui survis pour mourir de regrets.
Par son mari.
Ici, c'était une jeune personne qui fut douée d'une d'une âme trop sensible, elle avait besoin de s'attacher, et tout l'avait trompée ; elle n'avait trouvé dans le monde
rien de fidèle que son malheur, et de certain que la mort.
Source : Gallica

Histoire de la ville de Dammartin… (1873)

Du Dieu qui nous créa la suprême justice Ne met pas ce bonheur au prix d'un sacrifice ; Avec égalité ses bienfaisantes mains En ont mis l'élément dans le cœur des humains ; L'homme qui l'a perdu, quand son désir l'enflamme, N'a pour le retrouver, qu'à descendre en son âme ; Et si, sur ses besoins, il sait régler ses vœux, Il possède sans frais le secret d'être heureux.
Content de mon état, puisque j'y vis sans maître, Et que son faible prix suffit à mon bien-être, Ami, je n'irai pas dans un monde trompeur Chercher, pour être heureux, ce que j'ai dans mon cœur.
Source : Gallica

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