Voltaire,
La Pucelle, poème en vingt-un chants…
(1842)
“ Au haut du mur, et déjà dans sa rage D'un bras terrible il porte le trépas ; Il fait de l'autre avancer ses soldats, Criant Louvet d'une voix stentorée : (5) Louvet l'entend, et s'en tient honorée. Tous les Anglais criaient aussi Louvet, Mais sans savoir ce que Talbot voulait. O sots humains ! on sait trop'vous apprendre A répéter ce qu'on ne peut comprendre. Charle, en son fort tristement retiré, D'autres Anglais par malheur entouré, Ne peut marcher vers la ville attaquée. D'accablement son ame est suffoquée : Quoi ! disait-il, ne pouvoir secourir Mes chers sujets que mon oeil voit périr ! ”
