Arthur de Boissieu,
Les vivants et les morts : IIIe série des Lettres d'un passant…
(1870)
“ On touche à cette question de la souveraineté du peuple que M. Gambetta nous révélait jadis comme le dogme sans contradicteurs de la société moderne. Là serait la source unique dont émanent, où se retrempent et où retournent tous les pouvoirs. Le suffrage universel a ce point de commun avec l'esprit, qu'il souffle où il veut. Il fonde ou détruit, élève ou renverse. Il n'y a ni maître au-dessus de lui, ni droit contre lui, puisqu'il est le maître unique et le droit absolu. Il admet ou acclame tous les régimes, même l'empire ”
