Paul Louvet, La mère de Jeanne-d'Arc (1930)
“ Bientôt le Doyen, à son tour, ne quitta plus le lit ; la fièvre le soulevait entre ses draps ; elle lui faisait le visage tout rouge, comme si on l'avait barbouillé de vermillon et qu'on lui eût peint des flammes dans les yeux. Il appelait ses enfants, voulait que Pierre emmenât les bœufs, que Catherine s'en allât chercher du bois, et demandait pourquoi Jeannette ne mettait pas les écuelles sur la table. Puis, se souvenant, il suppliait qu'on, lui apprît où était l'âme de sa fille. Il cherchait des prières dans sa tête pour les dire à son intention, et il ne lui en revenait que des bribes... ”
