Tribunal ecclésiastique

Définition et enjeux

Philippe Aymes,  Biographie de monseigneur Sibour… (1849)

“ Procédant toujours en vertu du même principe du partage de la responsabilité, il voulut déférer à un tribunal ecclésiastique qu'il instituerait, tout ce qui était soumis à sa juridiction épiscopale, à son autorité disciplinaire. A cet effet, il institua l'officialité, et il donna ainsi aux desservants de son diocèse autant de garantie qu'un homme puisse en désirer, quand il s'agit de soumettre un de ses actes à l'appréciation d'autres hommes. ”
Source : Gallica

Pierre France,  Saint Yves

“ Le promoteur remplaçait près de ce tribunal les fonctions de ministère public, et devait aussi être clerc. Les avocats y prenaient les noms de procureurs postulants, et les greffiers la qualification de notaires apostoliques. Le tribunal ecclésiastique portait souvent le nom d’Officialité.
Sa compétence devait, primitivement, comme aujourd’hui encore, se restreindre aux clercs : mais peu à peu elle s’étendit davantage, parce qu’il était admis que toutes les personnes misérables, veuves, orphelins, pauvres, appartenaient à la juridiction ecclésiastique.
”
Source : Wikisource

Portrait de Hippolyte Taine Hippolyte Taine,  Les Origines de la France contemporaine…

“ Ainsi, en fait de grâces, ses clercs ne peuvent rien attendre que de lui. — Et, d’autre part, contre ses sévérités, ils n’ont plus de sauvegarde ; de ses deux mains, celle qui châtie est encore moins liée que celle qui récompense ; ainsi que le chapitre cathédral, le tribunal ecclésiastique a perdu sa consistance, son indépendance, son efficacité ; de l’ancien official, il ne reste qu’une apparence et un nom [35] . Tantôt l’évêque, de sa personne, est à lui seul tout le tribunal ”
Source : Wikisource

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