Résumé

César-Auguste Horoy Des Rapports du sacerdoce avec l'autorité civile… (1884)

On n'a pas assez remarqué ce caractère de ville sainte, que donna le chef militaire, revêtu du pouvoir religieux, que conserva soigneusement et affermit le sacerdoce des pontifes et des augures. Rome avait son nom caché de divinité. Rome eut ses autels, ses temples. Sous l'empire, on sacrifiait à Rome et au génie de César. C'était trop tard pour que la théocratie, pût en résulter, mais c'est par là qu'elle eût pu s'établir dans le passé, la divinité de Rome, ville sainte, amplifiant la divinité de César, s'unissant étroitement et inséparablement à la divinité de César.
Source : Gallica

César-Auguste Horoy Des Rapports du sacerdoce avec l'autorité civile… (1884)

Quel est donc le caractère de la sainteté relativement à la légalité, et surtout le caractère de la sainteté d'exception? C'est d'être un fait brillant, éclatant, merveilleux, mais qui ne procède pas de la légalité, n'est pas aidé par la légalité; qui reste possible en tous lieux, en tout temps, à toute époque légale ou historique. C'est de ne fournir à aucune théorie de droit une confirmation quelconque. C'est de laisser l'État, de laisser le législateur en possession de légiférer comme par le passé, eu égard à la situation économique, au génie de la race, aux institutions, et le reste.
Source : Gallica

César-Auguste Horoy Des Rapports du sacerdoce avec l'autorité civile… (1884)

Rome était renfermée dans l'enceinte sacrée du pomoerium. Cet amour de la patrie, qui était « le fond d'un Romain », n'existait pas sous le même aspect religieux, soit à Athènes, soit à Sparte. Se dévouer pour Rome, comme fit Décius, était un acte de religion. Rome pouvait inspirer même le fanatisme. C'est là l'une des causes véritables de la grandeur romaine, dont n'a pas parlé Montesquieu; c'est là l'un des motifs pour lesquels il a fallu « tant de force pour détruire » ce qui, rationnellement, paraissait à Bossuet la faiblesse même.
Source : Gallica

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