Résumé

Réflexions sur le clergé, les élections et l'instruction publique (1829)

Dans un gouvernement comme le nôtre , où la liberté de la presse existe la plus entière possible , le principal moyen, et peut-être le plus efficace , de profiter de tous les avantages de cette liberté et d'en paralyser les abus, c'est l'instruction et l'éducation.
Pour avoir la prétention d'éclairer des hommes instruits, il faut avoir des talents éminents ; pour espérer de les corrompre et de les égarer , il faut se sentir un génie bien puissant
Source : Gallica

Réflexions sur le clergé, les élections et l'instruction publique (1829)

Si l'on demande pourquoi les classes inférieures ne doivent pas jouir de la même instruction que les classes supérieures, je répondrai, par une réflexion bien simple et bien vraie : c'est que la nature l'a ainsi voulu, c'est que le bonheur individuel et la félicité publique s'y opposent également.
La société, en effet, n'existe et ne se conserve que par les travaux d'une multitude d'états et de professions qui composent l'échelle sociale , et sont tous entre eux , en harmonie parfaite, malgré leur diversité, leur plus ou moins d'importance.
Source : Gallica

Réflexions sur le clergé, les élections et l'instruction publique (1829)

Mais, lorsque le chef de famille , se sentant dans l'impossibilité, ou dans l'incapacité d'instruire ses enfants, ou de surveiller leur éducation, les envoie dans une école, alors naît l'instruction publique, et le droit du législateur de l'organiser et de la surveiller.
Chaque parent, en effet, n'ayant d'autorité que sur son enfant, et nullement sur celui d'un autre , ne saurait jouir du droit de prescrire un mode d'éducation ou de surveillance générale.
Source : Gallica

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