Pierre Zaccone

Pierre Zaccone

Résumé

Portrait de Pierre Zaccone Pierre Zaccone Les mansardes de Paris (1880)

Eh bien, je me repens, entendez-vous ; à partir de cette heure, je renonce à cet amour dont j'avais fait l'unique rêve de ma vie, la seule joie de mon cœur.
— Gontran vous aime, je le sais, et voyez, je n'ai, en vous faisant cet aveu, aucune pâleur sur le front, aucun éclair dans les yeux ; mais, je vous en prie, Charmette, à genoux, si vous le voulez, au nom de cet amour qu'il vous porte, aidez-moi à détourner le danger qui menace ma mère ; sauvez-la, sauvez-nous tous, du malheur qu va nous frapper !
Source : Gallica

Portrait de Pierre Zaccone Pierre Zaccone Les mansardes de Paris (1880)

Charmette tressaillit, et par un mouvement d'instinctive sympathie, elle tendit à Gontran une petite main dont celui-ci s'empara et qu'il garda dans les siennes.
-- Eh quoi ! dit la jolie grisette, vous êtes seul au monde, sans famille, sans une mère dont vous eussiez été l'orgueil et la joie?. C'est affreux, cela!
— Bonne Charmette.
— Et moi qui l'ignorais. Mon Dieu ! sans m'en douter, j'aurais pu dire quelque chose qui vous eût fait de la peine.
— Vous ! vous, Charmette, ah ! vous êtes la bonté comme vous êtes la grâce
Source : Gallica

Portrait de Pierre Zaccone Pierre Zaccone Les mansardes de Paris (1880)

Le comte avait promis dix mille francs à Sac-à-Plâtre ; rien ne s'opposait à ce qu'il élevât ses prétentions et qu'il en doublât le chiffre. Vingt mille francs !
Avec une pareille somme, Polichinelle n'avait plus qu'à se retirer des affaires, et à aller vivre de ses rentes, loin du bruit et de la corruption des villes.
Sac-à-Plâtre n'avait pas bougé.
Etendu sur le plancher comme une masse inerte, on l'eût pris pour un homme mort.
De temps à autre seulement, une contraction nerveuse
ou un soupir mal étouffé annonçait qu'il vivait encoro.
Source : Gallica

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