Albert Samanos, La vie qui brûle (3e édition) (1884)
“ Ce fut la première profanation du souvenir de ma grande morte ! — Le cœur est comme le firmament, murmuraije, une partie des cieux, mais, comme lui, il change nuit et jour. — Oh ! ne blasphème pas, s'écria-t-il presque irrité; je ne l'aime pas de la même façon que l'autre ! Et il se tut quelques secondes. — L'une, continua-t-il, m'a donné les joies du paradis : une affection qui ne s'est jamais démentie, une affection douce, dévouée, prévoyante; l'autre me donne, je crois, les ivresses de l'enfer : elle me brûle le sang! ”
