Edouard Haberlin, Les employés (souvenirs) (1884)
“ Ces mots, d'une si chaude éloquence, ranimèrent l'âme de Roger. Entraîné par cette force d'attraction qu'exercent toujours les sentiments généreux, il se jeta dans les bras du chef du Ministère. Son cœur était bourrelé de remords, et jamais pécheur ne fut si repentant; mais il fut absous avec cette grâce qui console, qui charme et purifie tout à la fois. Aussi quel cri s'échappa de sa poitrine : — Ah! Georges. pardonne-moi!. — Mon pauvre ami, il n'y a pas de pardon à demander; il n'y a que l'oubli d'un égarement dont ta nature seule est responsable. ”
