Gustave Toudouze,
Le père Froisset : moeurs modernes
(1884)
“ Il la pressa, d'une étreinte reconnaissante, sur sa poitrine, couvrant de baisers le front ridé de la vieille dame, lui embrassant les mains, et les larmes indignées de madame Hambert coulèrent plus douces devant cet élan spontané : — Ne t'excuse pas, mon pauvre enfant ! Elle reniait ses angoisses; elle rejetait ses méfiances : Raymond était dès lors tout pardonné. — C'est à vous, c'est à toi que je dois tout ! reprenait-il, tout ému. — Hein ! Tu peux être fier de ton enfant ! — Ma tante, quand je pense qu'il m'a reconnu, que je ne lui ai pas fait peur ! ”
