Léon Cladel

Léon Cladel

Résumé

Portrait de Léon Cladel Léon Cladel L'amour romantique (1882)

Et Rihor continua : — Les mondes roulant dans les sphères chantent l'universelle harmonie et crient : Amour, amour !
Eclard s'écria:
— Les terres, les océans, les deux, nés du chaos, aspirent à se confondre dans le néant et crient : Le chaos ! le chaos !
En ce moment la main droite et le pied gauche de Constance pressèrent la main gauche de JeanJacques et le pied droit de Roger. Tous les deux, Roger et Jean-Jacques, éclatèrent simultanément : — Il faut croire à l'amour, parce que l'amour c'est la vie !
— Je ne crois pas à l'amour, parce que l'amour c'est la mort !
Source : Gallica

Portrait de Léon Cladel Léon Cladel L'amour romantique (1882)

Au contact de cette nature de pierre, je te le jure, j'eusse fini par ne plus me sentir vivre moi-même.
Enfin, nous arrivâmes à Paris; les premiers froids allaient bientôt nous y suivre et avec eux revenir en foule les personnes de notre monde que les soleils d'automne avaient attirées et retenues plus longtemps que de coutume aux chaudes plages du midi.
L'hiver, Olympe, est lourd et dur à ceux qui portent au cœur une blessure que rien ne peut guérir, et je ne voyais pas sans quelque mélancolie s'ouvrir une saison qui jadis ne venait point assez vite et passait trop tôt au gré de mes désirs.
Source : Gallica

Portrait de Léon Cladel Léon Cladel L'amour romantique (1882)

Son œil était sans flammes, sa bouche sans sourires, son buste sans mouvement. Du marbre, du roc, du bronze, eût-on dit ! Roger et JeanJacques soufflaient, épuisés. Par les fenêtres entr'ouvertes, on voyait les étoiles briller au ciel, et lumineuses, regarder ainsi que des yeux.
— Rihor, j'ai besoin d'aspirer l'air, dit Constance. Et s'étant levée, elle alla vers la fenêtre , Roger la suivit. « Votre ami, Monsieur Eclard, reprit-elle à voix basse, est un sot, et de par le monde, il faut être riche; or, M. Eclard doit l'être pour faire oublier sa sottise. »
Source : Gallica

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