Camille Lemonnier,
Le possédé: étude passionnelle
“ Laissez-moi le silence, laissez-moi m'étourdir par mes larmes! Ah! mon beau lys! Mon divin cygne blanc! Ah! ma douce âme en blanc! Tu n'as pu supporter la souillure, tu ne pouvais vivre avec cette souillure en ton aile!—Ah! se plaignit Lépervié en se pelotonnant dans ses oreillers, vous me cassez la tête à crier ainsi.Presque aussitôt le sommeil l'engourdissait. Elle se prit la tête entre les mains et se mit à sangloter longuement:—Ma Paule! ma Paule! ma Paule! ma Paule! Tu es morte et il vit, celui qui te donna la vie pour ensuite te vouer à la mort! Ah! pitié, Seigneur! ”
