“ Et je ferai venir contre Élam les quatre vents, des quatre bouts des cieux, et je les disperserai à tous ces vents ; et il n’y aura point de nation où ne viennent les fugitifs [210] d’Élam. 37. Et je ferai trembler les Élamites [211] devant leurs ennemis et devant ceux qui cherchent leur vie ; et je ferai venir du mal sur eux, l’ardeur de ma colère, dit l’Éternel ; et j’enverrai après eux l’épée, jusqu’à ce que je les aie consumés. ”
Elam
Définition et enjeux
L'Elam, ancien royaume du sud-ouest de l'Asie, occupe une place centrale dans l'histoire de la Mésopotamie et de la Perse antique. Les textes bibliques, tels que ceux de la Bible Darby ou de Crampon, le dépeignent comme un peuple soumis à la volonté divine et menacé par des conquêtes. Les annales assyriennes, notamment celles de Joachim Menant, soulignent sa résistance militaire et son destin sous l'empire d'Assyrie.
Jacques de Morgan, à travers ses recherches archéologiques, met en évidence l'importance de Suse comme centre civilisationnel. Ces approches, combinant récits religieux, sources historiques et découvertes archéologiques, révèlent une réalité complexe où Elam apparaît à la fois comme une puissance régionale et une entité culturelle marquée par ses relations avec ses voisins.
Citations sur “Elam”
Léon Valade,
Le Parnasse contemporain/1869
“ Telles du fils d’Élam frémirent les chairs pâles, Quand tu te redressas du fond des siècles morts. Abîme où, loin des cieux aventurant son aile, L’Ange vit la beauté de la femme & l’aima, Où le fruit qu’un divin adultère forma, L’homme géant brisa la vulve maternelle, Ton spectre emplit les yeux du Voyant Thogorma. ”
“ Je les disperserai à tous les vents, ces hommes aux tempes rasées, et de tous côtés je ferai venir sur leur ruine, — oracle de Yahweh. 33 Et Hasor deviendra un repaire de chacals, une solitude pour toujours ; personne n’y demeurera, aucun fils d’homme n’y séjournera. 34 La parole de Yahweh qui fut adressée à Jérémie, le prophète, pour Élam, au commencement du règne de Sédécias, roi de Juda, en ces termes : 35 Ainsi parle Yahweh des armées : Voici que je vais briser l’arc d’Élam, principe de sa force. ”
Joachim Menant,
Annales des rois d'Assyrie
(1874)
“ Au-dessus des guerriers détruisant une ville et enlevant des dépouilles : « J'ai attaqué la ville de Khamanu, une des capitales du pays d'Elam ; je l'ai assiégée, je l'ai prise, je l'ai détruite, je l'ai livrée aux flammes. » Le roi recevant des prisonniers et des dépouilles : « Moi, Assur-bani-pal, roi des Nations, roi du pays d'Assur, suivant la volonté d'Assur et de Beltis, j'ai accompli le désir de mon cœur, j'ai assiégé la ville de Dinsar, une ville du pays d'Elam, je l'ai prise, j'ai emporté comme dépouilles des chariots, des bêtes de charge. » ”
Joachim Menant,
Annales des rois d'Assyrie
(1874)
“ Ummanaldas, roi du pays d'Elam, apprit la marche de mon armée et son entrée sur le territoire d'Elam ; il abandonna la ville de Madaktu, sa capitale, et s'enfuit dans les montagnes. Ambagun, qui avait fomenté la révolte d'Elam et s'était réfugié à Bab-ilu et qui avait remis Ummanaldas sur le trône d'Elam, apprit comme lui mon expédition ; il abandonna Bab-ilu, sa capitale et se cacha comme les poissons dans les profondeurs des eaux. ”
Jacques de Morgan,
La délégation en Perse du ministère de l'Instruction publique…
(1902)
“ Lorsque, débouchant du Louristan, on descend les dernières pentes montagneuses pour gagner Dizfoul, l'horizon s'ouvre sur la plaine susienne, immensité qui se perd dans un lointain brumeux, sans collines, sans arbres, pays désolé au milieu duquel un relief insignifiant, à peine visible d'une aussi grande distance, signale le site où s'éleva jadis la cité royale d'Elam. ”
Jacques de Morgan,
Histoire et travaux de la délégation en Perse du ministère de l'Instruction publique…
(1905)
“ L'histoire de l'Elam, comme celle, d'ailleurs, de tous les pays chaldéens, débute par une liste de patésis, princes sacerdotaux héréditaires de Suse. Le premier patési de Suse dont nous connais- l'existence est Our-ilim, sons l'existence est Our-ilim; il vivait au temps de Chargani-char-ali, roi d'Agadê, fils de Dati-Bôl qui, au commencement de son règne, avait soumis l'Élam. ”
Jacques de Morgan,
Histoire et travaux de la délégation en Perse du ministère de l'Instruction publique…
(1905)
“ La Bible, les annales assyriennes nous montraient la civilisation susienne comme l'une des plus anciennes et des plus puissantes du monde antique et la capitale de l'Elam comme l'un des plus grands centres de la Chaldée. De toutes les villes éteintes de la Perse aujourd'hui, Suse était donc le site offrant les garanties les plus sûres de succès. ”
“ Détournez de moi vos regards Que je pleure amèrement ! Ne vous empressez pas à me consoler sur la ruine de la fille de mon peuple. " 5 Car c’est un jour de confusion, d’écrasement, de perplexité, envoyé par le Seigneur Yahweh des années, dans la vallée des visions ; on démolit la muraille, on entend des cris vers la montagne. 6 Elam a pris le carquois, il vient avec des chars et des cavaliers, et Kir a tiré le bouclier de son enveloppe. 7 Tes plus belles vallées sont remplies de chars, et les cavaliers sont postés devant tes portes ; on ôte à Juda son voile. ”
Joachim Menant,
Ninive et Babylone, par M. Joachim Menant
(1888)
“ Après une victoire aussi éclatante, la soumission d'Elam fut définitive, et Assur-bani-pal put se livrer aux constructions dont il a embelli Ninive, en terminant l'oeuvre commencée par Sennachérib, son grand-père. Sous ce règne, l'empire d'Assyrie n'avait plus pour limites que des peuples inconnus ou barbares. Il s'étendait depuis, le Pont-Euxin jusqu'au golfe Persique, depuis l'Indus jusqu'à la Méditerranée; l'Arabie et l'Egypte étaient soumises. C'était alors tout le monde civilisé. ”
Joachim Menant,
Annales des rois d'Assyrie
(1874)
“ Marduk-bal-adan, fils de Yakin, roi du pays de Khaldu, n'honorait pas la mémoire des Dieux; il se fia à la mer et à la force de son armée. Il éluda les préceptes des Grands-Dieux et négligea leur culte. Il s'unit à Khumbanigas, roi d'Elam. Il avait excité contre moi toutes les tribus nomades, il se prépara à la guerre et se porta en avant. Pendant douze ans, contre la volonté des Dieux de Bab-ilu, la ville de Bel, qui juge les Dieux, il avait soulevé le pays des Sumirs et des Akkards et leur avait envoyé des émissaires. ”
Jacques de Morgan,
La délégation en Perse du ministère de l'Instruction publique…
(1902)
“ Assez proche de Man ichtousou, vers 3850, si on ajoute foi aux calculs des Babyloniens qui ne se trompaient guère, saluons le roi d'Aganê et des Quatre Régions, Naram Sin, qui peut aller de pair avec les plus grands, tant pour ses œuvres pacifiques que par ses exploits de guerre. Du nord de la Babylonie, il a poussé ses conquêtes jusqu'en Basse-Chaldée et en Elam. Sa stèle triomphale trouvée à Suse est un morceau incomparable. On croit rêver en voyant surgir, au fond de la nuit des temps, cette colonne de lumière qui révèle et éclaire toute une époque d'histoire artistique et sociale ! ”
Achille Boscheron, Babylone et la Bible. Code de Hammourabi et Livre de l'Alliance… (1906)
“ Mais, vers 2285, Kountour-Narkounté, roi de Suse, conduisit le peuple élamite (Aram de la Bible) à la conquête de la Chaldée, qui devint ainsi une dépendance de l'Elam. Il semble que l'invasion élamite, tout autant que les violents tremblements de terre dont parle la tradition classique, détermina tout un mouvement des peuples sémites, dont l'invasion de l'Egypte par les Hyksos fut le terme, et qu'on peut comparer à la grande migration qui, aux IVe et Ve siècles de notre ère,consomma la ruine de l'empire romain. ”
A. D. Gentili, L'athéisme réfuté par la science… (1869)
“ La Bible nous dit. que Sem eut cinq enfants, et elle nous fait connaître les pays qu'ils habitèrent après leur séparation. Elam est le père des Élyméens de la Perse, Assur, celui des Assyriens dont la capitale était Ninive, tandis qu'à Babylone et dans toute la Chaldée, dominait la race de Cham par Kousch, qui avait fondé l'em-. pire de Nemrod le fort chasseur, dont l'origine est Babel. ”
Joachim Menant,
Annales des rois d'Assyrie
(1874)
“ Teumman, roi du pays d'Elam, s'avança devant moi. il avait placé son camp. Il apprit ma royale entrée au milieu deDur-Ilu, lafrayeur s'empara de lui,Teumman eut peur et se replia dans la ville de Susan. pour sauver sa vie. le peuple de ce pays. il revint sur ses pas et il envoya en ma présence. Il se fortifia sur le fleuve Ulaï en face. Marduk et les Grands-Dieux. qui me protègent, m'envoyèrent un présage dans un songe. Je l'ai mis en déroute près de la ville deTul-liz ; j'ai rempli le fleuve Ulaï des cadavres des siens. ”
Joachim Menant,
Annales des rois d'Assyrie
(1874)
“ Que Assur, Samas et Marduk accorde le bonheur du cœur, le bonheur du corps, des jours propres et une longue vie au Seigneur des Rois, le roi des nations, mon Maître. Voici les nouvelles du pays d'Elam : Ummanaldas a détruit le roi précédent qui s'est enfui. Sa mère, sa femme, ses enfants, ses parents effrayés ont quitté la ville de Madaktu. Il (Ummanaldas) s'est assis sur le trône, il le remplace. Il a passé le fleuve Ulaï dans un. de. ”
Jean-Joseph Regnault-Warin, L'ange des prisons ; (Louis XVII) élégide… (1817)
“ Au spectacle touchant de ce bouton de lis, que l'orage avait courbé, que le calme semblait relever, et qui pourtant penche vers la tombe sa tête languissante, Eloïm, le doux et tendre Éloirn, ne saurait retenir ses larmes, et prodigue tous ses soins. Ses soins sont multiplies, recherchés, constans; ses larmes sont rares et secrètes. C'est lui, et c'est lui seul , qui, toujours debout au chevet de son frère, abrège par d'agréables disttractions ces instans marqués par l'ennui. ”
Paul Adam,
Au soleil de juillet (1829-1830…
“ Sévère, mais pitoyable un peu envers cette ruse humble et basse, Eloa demeurait toute rigide dans sa robe semblable à deux ailes blanches. Son silence défendait Mlle Alviña, condamnait l'imposteur. Il se tut encore, sentant qu'il ne persuadait pas. L'ange était le maître qui démasque un serviteur infidèle et lui pardonne avec mépris. Elle était ce maître, la petite fille au teint de fleur et aux doigts maladifs, qui lui fouillait l'âme de ses yeux aussi puissants que les lois de la nature, que le ciel et la mer. ”
César-Henri Derveaux , Annales religieuses de la ville de Comines (Annales religieuses de la ville de Comines, 1856)
“ Un homme surtout jette un grand éclat à cette époque dans tout le pays ; c’est saint Eloi. Laïc édifiant, habile ouvrier, ministre distingué, conseiller consommé des rois, évêque infatigable, missionnaire zélé, Eloi sera l’oracle et le modèle des peuples, il sera l’homme de l’église et la gloire de notre belle France. Eloi, nommé évêque de Noyon et de Tournai, en l’an 649, est sans contredit l’un des hommes le plus remarquables du VIIe siècle. ”
Alfred Vacant, Eugène Mangenot, Émile Amann, Dictionnaire de théologie catholique
“ « Élohim dit : « Faisons l’homme à notre image, « selon notre ressemblance ; qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur les animaux domestiques et sur toute la terre et sur les « reptiles qui rampent sur la terre. » Et Élohim créa l’homme à son image ; il l’a créé à l’image d’Élohim, il l’a créé mâle et femelle. ”
George Eliot,
Middlemarch
(1872)
“ Vous n’avez pas seulement contre vous le vieil Adam qui se trouve encore en vous-même, mais tous les descendants de cet Adam originel qui forment la société autour de vous. La connaissance que j’ai acquise de bien des difficultés, je l’ai payée de douze ou treize années que j’ai vécu de plus que vous. ”
Albert Eynaud, Revue des Deux Mondes T.105, 1873
“ Un rayon de soleil, pénétrant à travers les interstices des jalousies, s’arrêta sur les franges de son voile ; il descendit jusqu’à ses sourcils blonds, et, derrière leurs longs cils dorés par cette furtive lumière, les. yeux noirs d’Elmas brillèrent d’un éclat plus doux. Elle avait des cheveux noirs et un teint un peu pâle pareil à celui des roses d’hiver ; la vie de harem, qui le plus souvent déforme et abrutit les femmes, avait donné à celle-là quelque chose de la calme beauté d’une fleur de serre. ”
A. Duchesne, Le Moyen-âge et la Renaissance… (1851)
“ Elohim a pour séjour l'infini; rien ne borne sa puissance, comme rien ne limite sa durée. C'est le souverain Être qui a tout fait sortir du néant, qui doit un jour détruire le monde; la création entière garde le silence devant lui, et les orages dont nos cœurs sont troublés ne portent pas atteinte à son calme éternel. La forme d'une chaumière convenait sans doute aux faibles et mesquines divinités de la Grèce; il fallait, pour implorer le maître unique, le père et le juge des nations, des édifices en rapport avec sa grandeur et sa majesté. ”
Albert Eynaud, Revue des Deux Mondes T.105, 1873
“ Durant des après-midi entières, elle regardait les feuillages s’incliner au-dessus de sa tête vers l’entablement de marbre du temple, et suivait d’un œil distrait les voyages des cygnes parmi les nénufars de l’étang. Elmas, fille de l’Orient, n’était pas de celles qui prêtent une âme à la nature environnante ; mais sous l’influence de l’amour on se plaît davantage, dans tous les pays de la terre, à l’aspect de la mer calme, aux chants du rossignol, au parfum des roses. ”
Joseph Méry,
La Floride, par M. Méry,...
(1863)
“ Vous verrez autre chose ici. Nous avons des batailles à livrer avec des monstres qui défendent leurs domaines vierges, et qui se révoltent contre notre invasion. Oh ! sir Edward ! miss Elmina, ce trésor de grâce et d'amour, dans une chasse à l'éléphant ! — Calmez-vous, Nizam ; je suis complétement de cet avis. Je vois que vous êtes très-dévoué à miss Elmina, et cela me fait le plus grand plaisir. — J'entends les volières qui chantent, sir Edward; miss Elmina est levée ; elle va traverser la terrasse ; tout le monde dort encore dans la maison. ”
Alexandre-Clément Boitel, La vie de S. Vincent, diacre, martyr… (1863)
“ L'évêque répondit qu'il n'y avait rien trouvé à retrancher ni à ajouter, et que l'auteur, en peignant les vertus de saint Eloi, avait fait un portrait naturel des siennes propres. Saint Eloi est un des plus illustres personnages de la France et en même temps un des plus grands saints de l'Eglise. Il est la lumière, la gloire, la merveille de son siècle. Sa renommée s'accroît d'âge en âge. Que sont auprès de lui tous les hommes célèbres de Plutarque? Toute l'antiquité profane n'offre aucun sage qu'on puisse lui comparer. ”
Alexandre-Clément Boitel, La vie de S. Vincent, diacre, martyr… (1863)
“ Saint Eloi s'efforce, et par ses exemples et par ses paroles, de détruire des illusions si funestes et qui perdent tant d'hommes. Il inspire à ceux qui l'ont pris pour patron l'amour de la pénitence, le détachement du monde. ”
“ LE BARON. Il a rencontré, dans les environs de ce château, une petite paysanne qui s’est avisée de faire la cruelle, et, n’ayant pu la séduire, il a résolu de l’épouser : cela n’est-il pas révoltant ? nous donner pour nièce une femme de cette classe ! LA MARQUISE. Une fille sans éducation ? LE BARON. Ah ! vraiment, à entendre Saint-Elme, c’est un phénix. Élevée par une vénérable protectrice, elle a tous les talents, les grâces, les vertus ; enfin c’est une de ces perfections rares que la nature n’invente jamais que pour les amants. ”
J.-P.-R. Cuisin, Clémentine orpheline et androgyne… (1820)
“ Saint-Elme déplora avec la plus délicate sensibilité, tant de malheurs successifs, et m'engagea à quitter promptement une terre si fertile pour moi en infortunes. Il m'offrit de nouveau sa main avec les sermens les plus solennels, m'informant d'ailleurs qu'il pouvait désormais rentrer dans sa patrie, puisque l'affaire de son duel était tout à fait arrangé , suivant les dernières nouvelles qu'il en avait reçues. Il me jura dans les termes les plus flatteurs, que telle que j'étais, je pouvais seule faire son bonheur ”
Anonyme, Eléonore ou l’Heureuse personne (1799)
“ Qu’avait Eléonor à demander aux Dieux ? une maîtresse aimable, enivrée d’amour, brûlée de desirs, se livrait entièrement à lui. Comment pouvait-il comparer ce qu’il desirait à ce qu’il possédait ? Le doigt le plus faible y pénétrait sans peine, mais non pas sans effort. Des lèvres minces, roses et rondelettes comme celles d’un jeune enfant, cachaient un petit boutonnet d’une couleur plus vive, bien séparé de ce qui l’entourait. A peine le plaisir le plus prononcé versait-il en ce joli réduit les pleurs qu’il fait naître. ”
Élisée Reclus,
L’Homme et la Terre
“ En effet, le nom pluriel des Dieux, Elohim, était fréquemment abrégé en un singulier — El —, résumant toutes les forces distinctes qui constituent le monde surnaturel, et ce mot acheminait la pensée vers l’idée d’un maître souverain unissant toutes les énergies divines en une seule volonté : c’est dans ce sens que s’employait le nom de « Dieu des Armées », appliqué aux armées célestes des astres et des génies, non aux troupes d’hommes qui se heurtent et s’exterminent. ”
Alfred de Vigny,
Éloa, ou La soeur des anges . Mystère…
(1824)
“ Comme l'encens qui brûle aux rayons du soleil Se change en un feu pur, éclatant et vermeil, On vit alors du sein de l'urne éblouissante, S'élever une forme et blanche et grandissante, Une voix s'entendit qui disait : Éloa ! ”
“ Ce fut le signal d’une révolution complète parmi les Esprits qui ne voulurent pas reconnaître les nouveaux possesseurs du monde. Je ne sais combien de mille ans durèrent ces combats qui ensanglantèrent le globe. Trois des Éloïm avec les Esprits de leurs races furent enfin relégués au midi de la terre, où ils fondèrent de vastes royaumes. Ils avaient emporté les secrets de la divine cabale qui lie les mondes, et prenaient leur force dans l’adoration de certains astres auxquels ils correspondent toujours. ”
