Résumé

Portrait de Paul Adam Paul Adam Au soleil de juillet (1829-1830…

C'est vraiment une belle place pour la colonne du peuple libérateur!
Ces paroles vibrèrent par tout le corps du blessé. Les mains de l'oncle et du neveu se broyèrent. Ils se crurent un seul être que l'âme du peuple saisissait dans ses émotions.
Le major Gresloup, puis la troupe des demi-soldes repassaient.
—Omer! Omer!... supplia l'oncle Edme... Leur reprocheras-tu de l'avoir aimé, comme on aime une femme, et comme on aime un dieu, leur Empereur? Cet amour-là nous délivre aujourd'hui. L'insulteras-tu cette foi qui n'a pas voulu mourir avant de payer sa dette à la Révolution?
Source : Gutenberg

Portrait de Paul Adam Paul Adam Au soleil de juillet (1829-1830…

De sa bouche approchait la bouche saignante de Dolorès. Le parfum de roses rouges afflua vers le visage du jeune homme, changea l'air. Ainsi la passion de l'espagnole le pénétrait d'avance. Leur désir frissonna dans ses lombes, secoua son échine, battit ses tempes, crispa ses mains qu'elle saisit...
—Mon âme est à Dieu. Mon cœur est à vous, Omer... murmura-t-elle en se penchant jusqu'à toucher son épaule.
—Vous le dites! vous le dites! Votre âme est à Dieu... Elle ne peut appartenir à un mortel!
—Mais l'univers entier et les humains, le Seigneur les possède.
Source : Gutenberg

Portrait de Paul Adam Paul Adam Au soleil de juillet (1829-1830…

Vive la Charte!... A bas les Bourbons!... criaient, de toute leur âme, des maçons que la mitraille cingla, qui s'affaissèrent.
Omer lâcha les rênes de Fly car elle s'écroulait doucement, puis se coucha, l'ayant déposé. L'épouvante entrechoquait ses genoux. Il voulut se baisser pour prendre dans les fontes le second pistolet; mais ses jarrets mollirent. Stupide, il redoutait une balle. On braillait trop. «Pauvre bête!» pensa-t-il de sa vieille jument qui l'avait porté dix ans à travers les campagnes de l'Artois, puis au Bois de Boulogne, orgueil de l'écolier, du dandy, de l'estafette.
Source : Gutenberg

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