Alphonse Allais

Alphonse Allais

Résumé

Portrait de Alphonse Allais Alphonse Allais À se tordre

Blagsmith endossait sa jaquette, radieux comme un monsieur qui n’a pas perdu sa journée, quand, à sa grande stupeur, il vit s’avancer vers lui, qui ? son concurrent Merrycalf.
Merrycalf souriant, affable, lui tendit la main.
— Hurrah ! my dear. Vous êtes un homme de parole... et d’action.
— Vous n’aviez donc pas averti le jury ?
— Jamais de la vie, par exemple. Bien plus drôle comme ça.
— Et vous, où étiez-vous, pendant mes salves ?
— Dans mon cochon, parbleu ! Vous pensez bien que je n’ai pas fait un cochon trente-six fois nature en bronze massif.
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Portrait de Alphonse Allais Alphonse Allais À se tordre

LE CHAMBARDOSCOPE
Je ne me rappelle plus qui, mais je crois bien que ce fut le jeune duc Honneau de la Lunerie, quelqu’un s’écria :
— Non, l’homme n’est pas un animal, ou si c’est un animal, c’est un animal supérieur.
Sur ce dernier mot, Laflemme perdit patience :
— Un animal supérieur, l’homme !... Voulez-vous avoir mon opinion sur l’homme ?
— Volontiers, Laflemme.
— L’homme est une andouille, la dernière des andouilles.
— Et la femme ?
— La femme en est l’avant-dernière.
— Tu es dur pour l’humanité, Laflemme.
— Pas encore assez ! C’est précisément l’humanité qui a perdu l’homme.
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Portrait de Alphonse Allais Alphonse Allais À se tordre

Rappelez-les encore, mille pétards de Dieu !
Lentement, tristement, penaudement, Jumet saisit son instrument et gagna le milieu de la cour.
Tarata... ta ! Tarata... ta ! Tarata... ta !
— Mais, espèce de brute ! s’écria Lemballeur, je vous dis de sonner aux consignés, mille pétards de Dieu ! et vous sonnez aux caporaux.
— Ah ! pardon, capitaine, je vous demande bien pardon. Tarata... tatata ! Tarata... tatata !
— Voilà qu’il sonne aux sergents, maintenant ! Mais il est saoul comme un cochon, ce pétard de Dieu-là !
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