Godefroid Kurth,
Mizraim : souvenirs d'Égypte
(1912)
“ Celle-ci, par exemple, n'est pas en ruines; elle est pleine de luxe; on dirait d'un opulent salon princier. J'y ai remarqué, pendu au mur, un de ces tapis comme l'Egypte en fait déposer un tous les ans sur le tombeau du prophète. Du cimetière nous retournâmes à la citadelle, où nous pûmes admirer le panorama du Caire dans la splendeur du soleil couchant. Je connais peu de vues de villes aussi étendues : c'est une vraie mer de toits plats, du milieu desquels émergent les têtes gracieuses des palmiers et les fines aiguilles des minarets semés à profusion dans l'immense cité. ”
