Résumé

Portrait de Maurice Renard Maurice Renard Celui qui n’a pas tué

Je sais bien que, Jacqueline et toi, vous êtes le couple rêvé !
— Parce que peut-être, dit Jean Fortel, je ne m’embarrasse pas d’analyse psychologique. Parbleu ! si l’humanité était composée de penseurs, le monde serait inhabitable ! Il faut la joyeuse insouciance des imbéciles pour entraîner les autres ! Moi, j’aime tout simplement. Sans chercher comment ni pourquoi. J’aime comme je respire. Et je suis aimé de la même manière. Allons, verse-moi du champagne...
Ce qu’il ne disait pas, c’est qu’il se sentait, sur ce terrain, un tout autre personnage que Marc d’Ambléon.
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Portrait de Maurice Renard Maurice Renard Celui qui n’a pas tué

Constant, pas de bruit, une seconde...
Le vieux valet de chambre, courbé sur le tiroir ouvert d’une commode, se redressa et attendit, au repos.
À travers les rideaux de fin velours uni, couleur lilas, le grondement de Paris s’étouffait.
On entendit se refermer la grille de l’hôtel, avec son cliquetis de pesanteur et de précision. Puis, successifs, les quatre chocs assourdis d’une « boîte de vitesses » indiquèrent qu’une automobile puissante démarrait sagement, dans l’ombre.
Un klaxon caqueta au tournant de l’avenue.
Jean Fortel souriait, couché dans un lit soyeux et brodé.
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Portrait de Maurice Renard Maurice Renard Celui qui n’a pas tué

Marc, vigilant arbitre, tout vibrant d’une promptitude accumulée, surveillait l’une des mains qui montait vers le cou. Les mots qu’il allait dire se formèrent dans sa pensée : « Lâche-la ou je tire ! »
La main passa sur la nuque, s’enfouit dans les cheveux.
Impassible, — fasciné par quelles visions ? — Jean Fortel appuyait sa femme contre sa poitrine, et d’une pesée lui maintenait la tête au niveau de son cœur.
Marc ne voyait plus le visage de Jacqueline, mais il ne quittait pas des yeux la petite poigne aux ongles roses, chargée de joyaux, qui s’agrippait à l’épaule de Jean.
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