Résumé

Auguste Mario L'horrible perfidie : roman dramatique inédit (1938)

Le riche Haudouin lui assurait le luxe, le bonheur, et même l'amour... Un mari comme Philippe, quel rêve !... Et pourquoi Emmeline plutôt qu'elle ? Elle était aussi belle, aussi séduisante qu'Emmeline! Elle avait tout ce qu'il fallait pour plaire, pour être désirée!... Ah! un mari comme Philippe, si riche!... si généreux !... qui pouvait d'un simple trait de plume dispenser du luxe !... du bonheur!...
Certes, elle aimait Jacques Ravelin... ce pauvre Jacquot !... Hélas! pourquoi n'était-il pas riche, lui!
Source : Gallica

Auguste Mario L'horrible perfidie : roman dramatique inédit (1938)

Assassin!!...
— Je suis, Jacqueline, un justicier!... Vous vous liez unir votre destin au mien. Votre but est atteint; pas tout à fait peut-être comme vous le désiriez, dans votre ambition cupide.
— Misérable!... Oui, je la haïssais!... je la hais encore!... je dis des folies!... je suis folle!... Pitié!... Pitié, Philippe!...
— Je ne peux plus rien désormais. Notre sort est inéluctable.
Par les voies d'eau, la mer entrait et son niveau atteignait déjà au-dessus des chevilles. Comme disait férocement Haudouin, leur sort était inéluctable...
Source : Gallica

Auguste Mario L'horrible perfidie : roman dramatique inédit (1938)

Le cœur meurtri de Philippe était plus exactement un cœur fêlé, un cœur qui, quoi que Jacqueline en pense, doit garder sa définitive cassure et dont on ne peut qu'atténuer le mal, sans espérer le guérir.
Philippe le sentait bien, dans la solitude momentanée où le laissait le départ de Jacqueline. Seul, les souvenirs douloureux reprenaient leur empire sur lui. Il en était assailli. Ils entraient dans ses chairs comme des échardes cuisantes. Et dans ces douloureux souvenirs se précisait, plus cruelle encore, l'image d'Emmeline. Cette image si chère — toujours chère malgré tout — l'obsédait.
Source : Gallica

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