Louis Bonzom

Résumé

Louis Bonzom,  Chacun sa vie (1938)

“ Evelyne distingua le bruit d'une brève bousculade, puis la porte du studio s'ouvrit violemment devant Yvon, livide, les cheveux en désordre, la cravate de travers... superbe de souffrance, de passion et de fureur.
Son regard étincelant, rapide, se fixa sur Evelyne, qui venait de se dresser, les bras tendus vers lui, puis sur Lordier. Un éclair fulgura dans ses yeux, et sa main, d'un geste prompt, surgit de sa poche, armée.
Mais Jacques Lordier, non moins prompt, avait devancé son geste. Saisissant un revolver sur un guéridon, il avait levé son arme.
”
Source : Gallica

Louis Bonzom,  Chacun sa vie (1938)

“ Raoule Larsac venait de s'approcher d'eux. Elle avait son chapeau et son manteau.
— Excuse-moi, ma chérie, dit-elle en embrassant Evelyne, de troubler ton tête-à-tête avec Lordier. Mais il faut que je parte. Je dois passer au journal, ce matin. Et je n'ai pas voulu m'éclipser sans te dire au revoir... Au revoir, Lordier, je me sauve.
Evelyne la suivit d'un regard de coin.
— Savez-vous où elle va?... dit-elle avec un petit rire nerveux.
— Eh bien, mais, à son journal. Elle nous l'a dit.
— Et savez-vous ce qu'elle va y faire?... Rejoindre Yvon. C'est l'heure où il va, lui aussi, au journal.
”
Source : Gallica

Louis Bonzom,  Chacun sa vie (1938)

“ Le déjeuner avait été lourdement nuageux. Un orage, venant on ne sait d'où et on ne sait pourquoi, flottait dans le jeune ménage. Yvon avait-il été un peu mordant ? Evelyne trop nerveuse ?... Toujours est-il que, dès la fin du repas, Evelyne avait quitté la table, sans mot dire et frémissante.
Resté seul dans la salle à manger, Yvon Charmy, le jeune échotier verveux de Parisiana, avait ouvert et parcourait un journal de sports, quand Evelyne reparut en coup de vent, en manteau et en chapeau, son sac à main sous son bras et achevant de boutonner ses gants.
”
Source : Gallica

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