Louis Bonzom, Chacun sa vie (1938)
“ Evelyne distingua le bruit d'une brève bousculade, puis la porte du studio s'ouvrit violemment devant Yvon, livide, les cheveux en désordre, la cravate de travers... superbe de souffrance, de passion et de fureur. Son regard étincelant, rapide, se fixa sur Evelyne, qui venait de se dresser, les bras tendus vers lui, puis sur Lordier. Un éclair fulgura dans ses yeux, et sa main, d'un geste prompt, surgit de sa poche, armée. Mais Jacques Lordier, non moins prompt, avait devancé son geste. Saisissant un revolver sur un guéridon, il avait levé son arme. ”
