“ Raoule, s’écria Jacques, la face convulsée, les dents crispées sur la lèvre, les bras étendus comme s’il venait d’être crucifié dans un spasme de plaisir, Raoule, tu n’es donc pas un homme ? tu ne peux donc pas être un homme ? ”
Citations sur “Raoule”
“ Mme Élisabeth, chanoinesse, ignorante de la vie des êtres matérialistes, s’occupa de développer beaucoup chez Raoule les aspirations mystiques ; elle la laissa raisonner, lui parla souvent de son dédain pour l’humanité fangeuse en termes très choisis et lui fit atteindre ses quinze ans dans la solitude la plus complète. ”
“ Raoule s’assit sur le rebord du lit tenant ses deux mains et lui souriant d’un sourire à la fois heureux et navré. — Mon amour, murmura-t-elle si bas que Jacques entendait comme on entend du fond d’un abîme, nous allons nous appartenir dans un pays étrange que tu ne connais point. Ce pays est celui des fous, mais il n’est pourtant pas celui des brutes... Je viens te dépouiller de tes sens vulgaires pour t’en donner d’autres plus subtils, plus raffinés. Tu vas voir avec mes yeux, goûter avec mes lèvres. Dans ce pays, on rêve, et cela suffit pour exister. ”
“ Ils se voyaient presque tous les jours, autant que le permettait le monde dont Raoule était.Quand elle n'avait ni visites, ni soirées, ni études, elle se jetait dans un fiacre et arrivait boulevard Montparnasse, ayant à la main la clef de l'atelier. Elle passait quelques ordres très brefs à Marie et souvent une bourse royalement pleine, puis s'enfermait chez eux, dans leur temple, s'isolant du reste de la terre. Jacques demandait rarement à sortir. ”
“ Cette odeur de pommes rissolées lui devenait insupportable. L’artiste se mit en face de sa nouvelle cliente et attira la lampe entre eux, au bord de la table. Ainsi placés, ils pouvaient se voir des pieds à la tête. Leurs regards se croisèrent. Raoule, comme éblouie, cligna des paupières derrière sa voilette. ”
“ Raoule, du bout de son index, caressait ses traits réguliers et suivait l’arc harmonieux de ses sourcils. — Oui, nous y serons heureux et il ne faut pas quitter ce temple de longtemps, pour que notre amour pénètre chaque objet, chaque étoffe, chaque ornement de caresses folles, comme cet encens pénètre de son parfum toutes les tentures qui nous enveloppent. Nous avions décidé un voyage, nous n’en ferons pas ; je ne veux pas fuir l’impitoyable société dont je sens grandir la haine pour nous. Il faut lui montrer que nous sommes les plus forts, puisque nous nous aimons... ”
“ Dans l'atelier de sa fleuriste, elle remarque un jeune ouvrier. Couronné des roses qu'il tortille lestement en guirlande, ce garçon d'un roux très foncé, l'enchante par son menton à fossette, sa chair unie et enfantine, et le petit pli qu'il a au cou, le pli du nouveau-né qui engraisse; et puis il regarde, comme implorent les chiens souffrants, avec une vague humidité dans les prunelles. Tout le portrait est de ce ton excellent, vraiment canaille et nature. Raoule installe dans un intérieur fort romanesque ce joli garçon si gras ”
Leroy-Morel, Recherches généalogiques sur les familles nobles de plusieurs villages des environs de Nesle… (1859-1862)
“ Qu'est-ce que j'entends!... il vivrait! —Oui, il respire... — Il vit !... Ah ! où est-il?... que je le revoie... que je meure dans ses bras. Où est mon cher Raoul ? — A vos genoux, ma chère Ade, s'écrie le chevalier en versant un torrent de larmes. Et lui montrant son bracelet, il ajoute : reconnaissez Créqui à ce gage de votre amour. Ade presque sans connaissance, reprend l'usage de ses sens et s'écrie : c'est vous, mon cher Créqui ! et elle se précipite dans ses bras. Le jeune Raoul apprend que l'inconnu est son père, il accourt, se prosterne devant lui, il l'embrasse. ”
Fragments d'épopées romanes du XIIe siècle (1838)
“ Cependant Raoul est descendu de son coursier au poil fauve, à l'entrée de son pavillon. Ses barons le désarment ; ils lui délacent son heaume doré, lui déceignent sa bonne épée d'acier, lui enlèvent du dos son haubert et lui passent sa robe. Il n'y a pas en France de si beau chevalier, ni de plus habile à se servir de ses armes. ”
Alexandre Dumas,
Le Vicomte de Bragelonne
“ Vive le roi ! au lieu de crier : Adieu, ma femme !... Vous comprenez cela, Raoul. Tout brutal que paraisse être mon raisonnement, je vous adjure donc de me croire et de détourner vos regards de ces premiers jours de jeunesse où vous prîtes l’habitude d’aimer, jours de molle insouciance qui attendrissent le cœur et le rendent incapable de contenir ces fortes liqueurs amères qu’on appelle la gloire et l’adversité. Ainsi, Raoul, je vous le répète, voyez dans mon conseil le seul désir de vous être utile, la seule ambition de vous voir prospérer. ”
Le champion du roi (1859)
“ Cet homme n'est plus ici?. . Et... qu'en avezvous fait?... - Le gouverneur, pour toute réponse, montra du doigt la lettre apportée par Raoul. — Alors, c'est encore vous! dit le roi en se tournant vers le jeune homme. — Oui, sire. — Et où est-il? — Il était parti pour aller au camp d'Arques... - Ah! s'écria le roi d'une voix terrible... Tiens, misérable traître, reçois le prix de ta félonie!.... Et d'un bond, semblable au tigre qui fond sur sa proie, Jean qui avait tiré son poignard, s'élança sur Raoul pour le lui plonger dans le coeur... ”
Pierre Alexis Ponson du Terrail,
Les Nuits de la Maison dorée, par le Vte Ponson Du Terrail
(1862)
“ Monsieur Raoul, murmura Rose en sanglotant, vous avez raison de vouloir quitter cette maison qui fut à vous et qu'on vous a volée; vous avez raison de vouloir fuir cette terre de France qui fume encore du sang de son roi, de répudier ce malheureux pays aveuglé qui a foulé aux pieds ses lois, ses moeurs, son Dieu, insulté la mémoire de ses aïeux et jeté leur cendre au vent. Partez, monsieur le marquis ; à ceux qu'a trahis la fortune une mort glorieuse reste seule. Allez mourir en gentilhomme, Raoul : qui meurt bien a noblement vécu ! ”
Alexandre Dumas,
Le Vicomte de Bragelonne
“ Vivez au jour le jour, Raoul ; faites votre service, aimez mademoiselle de La Vallière, en un mot, agissez comme un homme, puisque vous avez l’âge d’homme ; seulement, n’oubliez pas que je vous aime tendrement et que vous prétendez m’aimer. — Ah ! monsieur le comte ! s’écria Raoul en pressant la main d’Athos sur son cœur. ”
Comte de Saint Jean,
Le Serment, ou la Chapelle de Bethléem
(1855)
“ Où donc était Raoul?.... Impatient, inquiet, il monte les lourds degrés de l'escalier. Raoul était assis sur son lit, tenant un manuscrit dans ses mains : son visage était calme, mais de ce calme qui suit la prostration des forces après les luttes ou la tempête; une sorte de sourire épanouissait ou plutôt contractait ses lèvres. ”
Alexandre Dumas,
Le Vicomte de Bragelonne
“ « Pauvre Raoul ! » avait dit Athos. « Pauvre Raoul ! » avait dit d’Artagnan. En effet, plaint par ces deux hommes si forts, Raoul devait être un homme bien malheureux. Aussi, lorsqu’il se trouva seul en face de lui-même, laissant derrière lui l’ami intrépide et le père indulgent, lorsqu’il se rappela l’aveu fait par le roi de cette tendresse qui lui volait sa bien-aimée Louise de La Vallière, il sentit son cœur se briser, comme chacun de nous l’a senti se briser une fois à la première illusion détruite, au premier amour trahi. — Oh ! murmura-t-il, c’en est donc fait ! Plus rien dans la vie ! ”
Alexandre Dumas,
Le Vicomte de Bragelonne
“ Raoul arriva aux écuries, remit son cheval à un petit laquais, et enjamba le perron avec une ardeur qui eût bien réjoui le cœur de son père. Il traversa l’antichambre, la salle à manger et le salon sans trouver personne ; enfin, arrivé à la porte de M. le comte de La Fère, il heurta impatiemment et entra presque sans attendre le mot : Entrez ! que lui jeta une voix grave et douce tout à la fois. ”
Zélia Long, Le Génie du cimetière : conte fantastique (1851)
“ Cette lettre apprenait à Raoul qu'il n'avait plus de père, que la maison ou s'était écoulée son enfance était louée à des étrangers, et que ses deux soeurs attendaient sa visite l'une à Carcassonne et l'autre à Perpignan. Ce coup aussi cruel qu'inattendu rendit Raoul au sentiment de la vie réelle : il sortit du domaine des rêves, des conjectures et des suppositions pour pleurer sur une triste réalité, et pendant deux ou trois jours, tout entier à la douleur filiale et aux souvenirs de son enfance, il repoussa les pensées d'amour qui venaient encore l'assiéger. ”
Germain Nouveau,
Poésies d’Humilis et vers inédits
“ Nous nous mimes gaîment à table, et Raoul continua ses confidences d’un ton moitié gai, moitié sérieux. Mais au dessert, il s’assombrit, et il se mit à boire à petits coups fréquents d’un air mélancolique. « — Qu’as-tu ? — Moi, rien... ou bien, si ! Je veux être sincère jusqu’au bout. Je l’ai quittée, n’est-ce pas ? rien de mieux. Mais je crains d’avoir agi brutalement. Pauvre petite baronne ! — Tu as la naïveté d’avoir des torts ? — Il faut que je répare tout ça. Il est trop tard ce soir, mais demain ! Je retournerai chez elle, et... oui, c’est ça. » ”
Charles de Mazade,
Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 30 avril 1875
“ Raoul, malgré toute sa chevalerie, n’est autre chose qu’un jouvenceau « trop heureux de braver le trépas pour l’honneur, pour son Dieu, pour sa dame, » mais incapable d’une résolution. Il soupire, il se bat, il aime, et laisse à Valentine l’initiative et l’audace. ”
Élise de Pressensé, Deux ans au lycée (1867)
“ Cela nous est, en effet, d'une singulière utilité, dit Raoul avec amertume. Je hais les prétextes, les sophismes, et tout ce qui est faux. – O Raoul !. – Je ne suis pas un ange, moi. Les anges ont le privilége de ne pas voir les choses comme elles sont, mais je ne l'ai pas. J'appelle un chat un chat, et. – Je t'en supplie, Raoul ! Le jeune garçon s'arrêta, puis se rapprochant de sa soeur : – Soyons dans le vrai, Hélène, quel intérieur avons-nous ? Un père toujours occupé, toujours surchargé d'affaires et de soucis, sachant à peine ce que nous faisons, et pas du tout ce que nous sommes. ”
Alexandre Dumas,
Le Vicomte de Bragelonne
“ «Cher ami, Raoul est venu me demander des renseignements sur la conduite de Mlle de La Vallière durant le séjour de notre jeune ami à Londres. Moi, je suis un pauvre capitaine de mousquetaires dont les oreilles sont rebattues tout le jour des propos de caserne et de ruelle. Si j’avais dit à Raoul ce que je crois savoir, le pauvre garçon en fût mort; mais, moi qui suis au service du roi, je ne puis raconter les affaires du roi. Si le cœur vous en dit, marchez! La chose vous regarde plus que moi et presque autant que Raoul.» ”
Gaston Leroux,
Le Fantôme de l’Opéra
(1910)
“ Raoul, la chose ! comment ne plus voir la chose ! si mes oreilles sont à jamais pleines de ses cris, mes yeux sont à jamais hantés de son visage ! Quelle image ! Comment ne plus la voir et comment vous la faire voir ?... Raoul, vous avez vu les têtes de mort quand elles ont été desséchées par les siècles et peut-être, si vous n’avez pas été victime d’un affreux cauchemar, avez-vous vu sa tête de mort à lui, dans la nuit de Perros. Encore avez-vous vu se promener, au dernier bal masqué, « la Mort rouge » ! ”
Louis Noir,
Le Coupeur de têtes. Série 3
(1862)
“ Raoul, en effet, avait le sentiment du rhythme; il avait la force et la grâce; il avait dans l'oreille les airs arabes, tant de fois entendus; il savait improviser des vers étincelants; il chantait à ravir la mélodie; il avait retenu tous les gestes, toutes les poses, toutes les allures des nercandirs, qu'il avait dû souvent regarder dans les diffas ; il fut étonnant pour le nègre lui-même. ”
Auguste de Saint-Chamans, Raoul de Valmire, ou Six mois en 1816… (1816)
“ A ces derniers mots Raoul sent battre son coeur. Un noble transport élève son âme, et, dans un beau dévouement, il est sur le point de tout promettre. Déjà il serrait avec force la main de son père ; déjà il ouvrait la bouche, lorsqu'une idée le frappe : il sent que ce n'est pas à son père, que c'est à Mme de Saint-Elme qu'il va s'immoler. ”
Pierre Alexis Ponson du Terrail,
Le Castel du Diable. [L'Anneau de fer du passé…
(1865)
“ Je vous aime, monsieur Raoul, mais comme on aime celui qui fut bon et généreux, et qui n'a recueilli d'autre fruit de ses nobles actions que la plus noire ingratitude. Je vous aime, mon Dieu! mais je vous aime comme le chien demeuré fidèle aime son maître; comme on aime l'homme assez noble, assez généreux pour pardonner au père ses lâchetés et son infamie et presser en même temps les mains de sa fille... ”
Alexandre Dumas,
Le Vicomte de Bragelonne
“ Je t’en supplie, ne m’interromps plus, Raoul, tu ne me convaincras point; car, je te le dis d’avance, je ne veux pas être convaincu; j’ai tellement marché que je ne puis reculer, j’ai tellement souffert que la mort me paraîtrait un bienfait. Je ne suis plus seulement amoureux jusqu’au délire, Raoul, je suis jaloux jusqu’à la fureur.Raoul frappa l’une contre l’autre ses deux mains avec un sentiment qui ressemblait à de la colère. ”
Le champion du roi (1859)
“ Je l'ai revue ! — Vous, comte, dit le jeune homme stupéfait. Vous avez vu la reine?... Imprudent!... — Oh! soyez tranquille... Oui, mon ami, je l'ai revue, je lui ai parlé... — Ah, comte! Et vous lui avez pardonné? — Raoul, je l'aime plus que jamais... Et je le lui ai dit! — Ah, mon Dieu ! alors, vous l'avez perdue... ou vous la perdrez! — Non. Je ne la reverrai jamais, je le lui ai juré. Oh! Raoul, cette femme était née pour faire le bonheur de ma vie. Pourquoi la fatalité a t-elle voulu en nous séparant, qu'elle n'en fît que le tourment? ”
Comte de Saint Jean,
Le Serment, ou la Chapelle de Bethléem
(1855)
“ Ces discours merveilleux, fortement colorés, écrits avec une foi qui allait jusqu'à l'enthousiasme, impressionnaient profondément Raoul. Dès qu'il avait su lire, le père Anselme lui avait mis dans les mains ce trésor de famille. Le jeune homme l'avait lu et relu: ce livre faisait partie de sa mémoire, de ses projets futurs, de sa religion; c'était enfin sa vie intellectuelle. Dans ce miroir fidèle, brillait d'abord ce brûlant enthousiasme qui poussait l'Europe vers l'Orient. ”
Zélia Long, Le Génie du cimetière : conte fantastique (1851)
“ Voici, voici, je crois, ce qu'il me faut, dit Raoul en désignant une bière portée par huit jeunes gens et suivie d'un nombreux cortège ; à la tête marchait un homme d'une taille imposante et noble, et d'une figure distinguée sur laquelle se peignait la plus amère, la plus poignante douleur : aucune larme ne s'échappait de ses yeux, mais la crispation de sa bouche, et les mouvements nerveux qui contractaient son front, révélaient une lutte intérieure qui avait presque le caractère de la révolte. ”
Comte de Saint Jean,
Le Serment, ou la Chapelle de Bethléem
(1855)
“ Si l'âme de Raoul eût été moins fortement trempée, sa raison l'aurait abandonné depuis longtemps; car une idée unique, jointe à une solitude absolue, s'éloignent rarement de ce danger. Mais son esprit véritablement supérieur dirigeait jusqu'à son enthousiasme, comme nous voyons l'action de la volonté diriger l'ascension de la frêle nacelle qui va lutter dans l'espace avec le vol hardi de l'aigle ou du condor. ”
Évariste de Parny,
Oeuvres complètes d'Évariste Parny…
(1831)
“ Et dans les pleurs la volupté naissante, Tout de Raoul allume les désirs, Tout des désirs favorise l'ivresse, Tout à ses yeux embellit la prêtresse, Et tout promet le mystère aux plaisirs. Il veut parler, et sa voix altérée Murmure à peine un timide refus. Déjà plus faible, incertain et confus, Il cherche en vain sa raison, égarée. D'Emma si belle et toujours adorée Voilà les traits, mais, par son coeur instruit, De la constance, il recueille le fruit ; Aux voluptés tout-à-coup il échappe, Le fer en main, court à l'idole, et frappe; L'idole, tombe, et le charme est détruit. ”
Julie Lavergne,
Les neiges d'antan : légendes et chroniques…
(1877-1878)
“ Le sommelier saisit la lampe et s'approcha. « Il n'y a pas de mal, » dit-il, « le cadre de chêne est lourd, et le clou placé ce matin même a cédé. C'est le portrait de votre père, messire Raoul, alors que jeune comme vous l'êtes et déjà armé chevalier, il vint visiter sa cousine nouvellement mariée au comte de Templeuve. Il était le plus beau chevalier que l'on pût voir. Votre sceur lui ressemble trait pour trait. a « Et moi? » demanda Raoul. ”
Pierre Alexis Ponson du Terrail,
Le Castel du Diable. [L'Anneau de fer du passé…
(1865)
“ Tu pars, mon Raoul, oh ! laisse-moi te suivre... te suivre partout où lu porteras tes pas d'exilé et ton infortune.. Je serai ton amie, je t'environnerai de mes soins, de mon affection, je partagerai tes mauvais jours et je te parlerai d'espérance. Vivre auprès de toi comme une servante, comme ce lévrier que tu aimais tant, réchauffer tes mains glacées dans les miennes, veiller quand tu sommeilleras, panser tes blessures aux soirs du combat, mourir de douleur le jour où t'atteindra la mort des braves ! ”
