Résumé

Le champion du roi (1859)

“ Maintenant, madame, ajouta Hugues en terminant son récit, ma tâche est finie et la vôtre commence. Si la paix est, comme on l'assure, l'objet de vos voeux, il vous sera sans doute facile d'y disposer le roi d'Angleterre. Vous exercez, dit-on, sur son esprit une influence toute-puissante. Laissez-moi vous supplier, madame, de la faire servir à obtenir une paix qui sauve-garde du moins la vie, la liberté, l'honneur, et s'il se peut, les intérêts d'un pauvre jeune homme que le malheur poursuit, mais que rien ne saurait dépouiller à vos yeux ni à ceux du roi, du litre de prince de son sang. ”
Source : Gallica

Le champion du roi (1859)

“ La forfaiture du comte Hugues livrerait cette tête à votre discrétion et légitimerait votre vengeance quelque terrible qu'elle pût être... Croyez-moi, sire, même pour Sauver sa vie, le comte de la Marche ne voudrait pas risquer un tel enjeu. Le roi de France n'oserait pas le lui proposer. Le comte est profondément dévoué au prince Arthur. Le prince Arthur est l'ami, le gendre-fiancé du roi Philippe. Vous voyez biern, sire, qu'ils ne peuvent pas exposer sa vie par une félonie ! Vous voyez bien qu'il est impossible que le comte ne revienne pas ! ”
Source : Gallica

Le champion du roi (1859)

“ Bourgeois ou noble, peu importe ! il n'y a pas au monde un gentilhomme qui ne s'honorât en te traitant comme le plus noble chevalier... Tu as eu raison de le promettre... Je n'ai point rougi de l'avoir remis mon épée : je ne rougirai pas davantage de te donner ma parole... Je suis toujours ton prisonnier!...
— Ainsi, comte, vous accepter, dit Raoul passant tout à coup de l'extrême douleur à la joie la plus vive?
— J'accepte, dit Hugues; et ce que je B'eusse jamais fait à l'égard de votre roi, je le fais pour vous et envers vous.
”
Source : Gallica

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