Comte de La Fère

Définition et enjeux

Portrait de Alexandre Dumas Alexandre Dumas Vingt ans après (1845)

M. le comte de la Fère n’est pas un homme.
— Qu’est-ce donc ?
— M. le comte de la Fère est un demi-dieu.
— N’a-t-il pas un fils, un jeune homme, un parent, un neveu, dont Comminges m’a parlé comme d’un brave enfant, et qui a rapporté avec M. de Châtillon les drapeaux de Lens ?
— Il a, comme Votre Majesté le dit, un pupille qui s’appelle le vicomte de Bragelonne.
— Si l’on donnait à ce jeune homme un régiment, que dirait son tuteur ?
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Portrait de Alexandre Dumas Alexandre Dumas Le Vicomte de Bragelonne (1847)

Le comte de La Fère, resté jeune jusqu’à sa soixante-deuxième année, l’homme de guerre qui avait conservé sa force malgré les fatigues, sa fraîcheur d’esprit malgré les malheurs, sa douce sérénité d’âme et de corps malgré milady, malgré Mazarin, malgré La Vallière, Athos était devenu un vieillard en huit jours, du moment qu’il avait perdu l’appui de son arrière-jeunesse.
Toujours beau, mais courbé, noble, mais triste, doux et chancelant sous ses cheveux blanchis, il recherchait, depuis sa solitude, les clairières par lesquelles le soleil venait trouer le feuillage des allées.
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